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«UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR» Abdoulaye Daouda Diallo décline sa convocation par la commission d’enquête parlementaire




 
 
Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé, dans une lettre adressée le 14 octobre au président de la commission d’enquête parlementaire sur le programme «Un étudiant, un ordinateur» au Sénégal, qu’il ne répondrait pas à sa convocation prévue le 15 octobre à 15 heures. L’ancien ministre des Finances, de sa commune, Boke Dialloube, où il se trouve actuellement pour présider des finales, conteste le manque de précision des faits visés, la demande de documents administratifs et les modalités de transmission de la convocation par WhatsApp.
 
 
 
La commission d’enquête parlementaire sur les irrégularités présumées dans la passation et l’exécution des marchés du programme «Un étudiant, un ordinateur» va devoir se passer de l’ancien ministre des Finances (2019-2022) pour faire la lumière sur ce programme.
Abdoulaye Daouda Diallo, de sa commune, Boke Dialloube, où il se trouve actuellement pour présider des finales, a clairement fait savoir qu’il ne donnerait pas suite à sa convocation dans les conditions fixées par la commission.
Dans une lettre datée hier 14 octobre 2026 et adressée au président de la commission, l’ancien ministre indique avoir été convoqué pour une audition prévue le jeudi 15 octobre à 15 heures. Celle-ci devait notamment porter sur «l’éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank».
Dans sa lettre, Abdoulaye Daouda Diallo conteste le manque de précision de cet objet. «Cette formulation laisse incertain l’acte sur lequel vous souhaitez recueillir mes explications», écrit-il. Selon lui, une audition utile doit reposer sur des faits clairement identifiés et des pièces préalablement communiquées à la personne convoquée, afin que celle-ci puisse connaître la décision concernée, son implication supposée et les questions auxquelles elle est appelée à répondre.
 
 
 
Les archives de l’État au cœur des objections
 
 
 
L’ancien ministre relève également que la commission lui demande de se présenter avec des actes, des notes, des documents et des pièces en rapport avec l’objet de l’audition. Une demande qu’il juge inappropriée au regard de ses anciennes fonctions ministérielles. «Les actes, notes et correspondances établis dans l’exercice de mes fonctions ministérielles relèvent des archives de l’État et demeurent sous la garde des administrations compétentes qui en sont les propriétaires exclusives», rappelle-t-il.
Abdoulaye Daouda Diallo estime ainsi qu’il revient à la commission de solliciter les documents nécessaires auprès des services administratifs qui les détiennent. Il ajoute qu’«un ancien ministre ne saurait être considéré comme le dépositaire personnel des archives de son ancien département».
Au-delà de ces considérations, l’ancien ministre critique également la manière dont la convocation lui a été transmise. Il déplore un message envoyé par WhatsApp, assorti d’une date et d’un horaire fixés sans concertation préalable.
Cette méthode, estime-t-il, «ne traduit pas la courtoisie institutionnelle attendue dans de tels échanges». Une prise de contact préalable, accompagnée de propositions de dates et d’horaires, aurait, selon lui, permis de tenir compte de ses disponibilités et de préparer l’audition dans de meilleures conditions.
Au terme de sa lettre, Abdoulaye Daouda Diallo demande donc à la commission de prendre acte de son refus de répondre à la convocation dans les conditions retenues. «Au regard de l’ensemble de ces observations, je vous prie de prendre acte que je ne pourrai donner suite à votre lettre dans les conditions ainsi fixées», écrit-il.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
LES ECHOS

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