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Dans leurs désirs croisés de se justifier aux yeux du peuple, par presse interposée, gouvernement et majorité parlementaire ont étalé leurs arguments. Le sujet : la Lfr n°40/2026 rejetée en bloc par la commission des finances, vendredi. Pastef dit non à l’argentier Cheikh Diba. Ce n'est pas un caprice. C'est 5 conditions posées noir sur blanc pour la plénière du mardi 27 à 10h, qui s’annonce palpitante. D’abord préserver le social : Pas touche la santé, l’éducation, l’hydraulique. Coupez dans l'inutile. Puis le pouvoir d'achat : si vous baissez la subvention à l’énergie de 790 à 552 Mds, baissez en même temps la taxe sur le pétrole, comme çà, pas d'augmentation pour les ménages. Transparence sur les 120 Mds du CERP de la Banque mondiale. Montrer l'accord, dire où va l'argent et quels projets sont sacrifiés pour cela. Egalement le train de vie. Si 19 agences supprimées, 55 Mds économisés en 3 ans. Et surtout encadrez les fonds spéciaux de la Présidence dans la loi. Enfin la dette : la rendre sincère en mettant les rapports Igf et Mazars sur la table. Expliquez le déficit. Sans ça, pas de vote. Pour parer le coup, le Pm a joué hier l'émotion et l'urgence économique. En réponse, Pastef a joué la technique et la doctrine de la dette. Al Aminou dit : vous bloquez le peuple. Pastef rétorque : vous endettez le peuple pour consommer. Mardi 27 à 10h, à la plénière, l'arbitre ne sera plus la presse. Ce sera l'article 82 : est-ce que Pastef déposera des amendements écrits et précis sur les 120 Mds du CERP et les fonds spéciaux ? Si oui, Al Aminou Lo devra les chiffrer ou les refuser devant tout le pays. Friture sur la ligne ; Kiiraay face à la presse aujourd’hui.
Waa Ji
 
C'est là que se jouera Boomerang.
 
 
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