Un conflit avec sa tante, la veuve de son père, c’est ce qu’a Ameth Tidiane Gaydo. Pour des revenus locatifs concernant une maison en héritage, il a, en effet, été traîné en justice par A. Ba, la veuve de son défunt père, qui lui réclame 6 millions de dédommagement.
Poursuivi pour abus de confiance et violences, Ameth Tidiane Gaydo, 36 ans, a comparu devant le tribunal à la suite d’une plainte déposée par la veuve de son père. Au cœur du litige : la gestion des loyers d’une maison héritée et le partage des biens du défunt. Ameth Tidiane Gaydo a été cité à comparaître pour abus de confiance et violences et voies de fait. À la barre, le prévenu conteste fermement les accusations portées contre lui. Selon ses déclarations, il assure la gestion de la maison laissée par son défunt père et perçoit, depuis 2019, un loyer mensuel de 170.000 F Cfa. Une somme qu’il reconnaît encaisser et conserver, précisant toutefois qu’une partie est envoyée au village pour subvenir aux besoins des autres enfants de son père. "C’est la femme de mon père. Elle souhaite que l’on procède au partage de l’héritage", explique-t-il, justifiant ainsi l’origine du différend.
De son côté, la partie civile A. Ba, épouse de son défunt père, brosse un tableau bien différent. Elle reproche à son beau-fils de gérer seul les revenus locatifs sans lui reverser sa part. Selon elle, la maison générerait jusqu’à 200.000 F Cfa par mois. "Il ne me donnait que 20.000 F Cfa au début, puis il a arrêté", affirme-t-elle. Elle soutient également qu’il aurait accaparé d’autres biens appartenant à son défunt mari et situés au Fouta. La plaignante évoque par ailleurs des menaces et des altercations physiques lorsqu’elle réclame des comptes. Mère de six enfants, (trois garçons et trois filles), elle explique avoir quitté le village pour s’installer à Dakar en raison de problèmes de santé. A. Ba affirme avoir déboursé 300.000 F Cfa pour une opération concernant son bébé et réclame, au total, la somme de six millions de francs Cfa à titre de réparation du préjudice subi.
Le procureur ayant requis l’application de la loi, le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 25 mars prochain.
Fatou D. DIONE