TRAFIC DE MIGRANTS D. Bakhoum, convoyeur notoire, interpellé par la Brigade de Recherches de Keur Massar alors qu’il préparait un voyage en Espagne avec des candidats à l’émigration




 
Malgré les menaces et les peines sévères infligées aux convoyeurs des émigrés clandestins, D. Bakhoum refuse de se ranger et trouver un autre boulot. Indexé comme étant le cerveau d’une bande de convoyeurs, il a été signalé aux très redoutables gendarmes de la Brigade de recherches qui l’ont cueilli jeudi dernier à Keur Ndiaye Lô, alors qu’il préparait un voyage en Espagne avec des candidats à l’émigration. Placé en position de garde-à-vue, il sera présenté au procureur du Pool financier aujourd’hui.
 
 
 
Manifestement, convoyer des candidats à l’émigration est devenu un métier où l’on peut se faire énormément d’argent. C’est sûrement ce qui explique qu’en dépit des menaces des peines sévères infligées aux convoyeurs et de la traque sans répit que leur mène la gendarmerie, ces derniers ne veulent pas changer de métier. C’est le cas de D. Bakhoum, un gros convoyeur qui était dans le viseur des pandores. Informés des agissements du convoyeur qui préparait un voyage en Espagne, dans la clandestinité, avec des candidats à l’émigration, les pandores de Keur Massar sont allés le cueillir à Keur Ndiaye Lô, jeudi dernier, avant de le conduire à leurs locaux. Il est placé en position de garde-à-vue et a passé le week-end à la Brigade de recherches de Keur Massar. C’est probablement aujourd’hui qu’il sera présenté au procureur du Pool judiciaire financier, désormais compétent dans ce genre d’infractions. Selon les éléments de l’enquête, il aurait empoché plusieurs millions de francs puisqu’il demandait aux candidats environs 300.000 francs par personne.
Cette histoire intervient le même jour que la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilés (Dnlt) annonçait l’arrestation de 132 personnes qui avaient quitté la Gambie pour se rendre en Espagne. Interpellées par la Marine nationale, elles attendent de rencontrer le Procureur financier. Selon la police, il y a 117 hommes et 15 femmes dont 4 sénégalaises, 6 mineurs et un nourrisson. Il y a également des Gambiens et des Guinéens.
C’est dire que la question du trafic de migrants est plus que d’actualité et les mesures prises ne semblent pas très efficaces ou en tout cas dissuasives.
 
 
 
Alassane DRAME 
 
 
 
 
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