TQP 2026 : Cheikh Sarr dresse le bilan du rassemblement des Lionnes et fixe le cap vers Mexico




 
En pleine préparation pour le Tournoi de Qualification Préolympique à Guadalajara, le sélectionneur de l'équipe nationale féminine du Sénégal, Cheikh Sarr, est revenu en détail sur la gestion du groupe, l'état physique de ses troupes et l'intégration des joueuses du championnat local.
 
​Entre arrivées échelonnées, réglages physiques et concurrence interne, le sélectionneur national Cheikh Sarr pose le cadre. À quelques jours de s'envoler pour Guadalajara, au Mexique, le patron du banc des Lionnes fait le point sans langue de bois et affiche des ambitions fermes : passer l'étape mexicaine pour viser les sommets.
À l'issue des premières séances de travail, le technicien national Cheikh Sarr a fait un point exhaustif sur les présences et les arrivées échelonnées au sein du rassemblement.
« Il y a 17 filles qui sont là sur 22. Il y en a qui sont attendues parce qu'il y a Yacine qui est déjà au Rwanda avec ses entraînements, elle doit attendre les play-offs. On est en train de négocier avec le APR pour qu'on la libère cette semaine. On a aussi Sira qui doit être là jeudi, qui passe par New York. Il y a aussi Khadija Faye qui est en train de régler des problèmes de documents en Espagne. Nous avons Victorine aussi qui avait des soucis parce qu'il y avait l'incendie dans son environnement et l'aéroport a été fermé, donc elle a perdu le billet. Après ça on a Sabou et Sidibé qui doivent venir mercredi. Voilà, c'est ça qui reste dans le groupe, mais là on a 17, on doit être 22 », déclare Cheikh Sarr.
 
Évaluation physique et travail de fond
 
Interrogé sur le niveau de forme du groupe, Cheikh Sarr reste mesuré tout en soulignant le travail mis en place avec son staff technique.
« C'est trop tôt de parler de niveau, c'est la première séance... On a Claudia notre préparatrice physique qui vient de Barcelone, elle a déjà fait des moniteurs avec toutes les filles. Là on est en train de voir le niveau de condition physique. Il y a des filles qui sont en bonne forme, surtout les filles locales qui viennent de terminer le championnat. Les autres qui sont restées depuis le mois de mai sans jouer, ça se voit tout de suite qu'elles ont des difficultés », confie-t-il
Et de poursuivre : « au niveau tactique, je voulais voir comment évoluent les filles. Il y en a beaucoup qui ont une grande compréhension du jeu, surtout les filles qui viennent de l'Espagne. Dans une semaine, on aura un groupe complet ».
 
L'absence concertée de Néné Ndiaye
 
Concernant les cas individuels, le sélectionneur s'est montré particulièrement compréhensif sur la situation de la jeune intérieure retenue par son cursus universitaire aux États-Unis. « Néné, je pense qu'elle a très mal parce qu'elle voulait venir, mais si on lui donne une semaine seulement pour venir, c'est un peu compliqué pour elle. Elle a changé d'université, elle est dans une nouvelle équipe, c'est de nouvelles joueuses, elle doit s'adapter. C'est sa dernière année, donc elle ne va pas prendre de risques aussi. Mentalement elle n'est pas avec nous, faut pas la stresser. Je lui ai dit : "il vaut mieux attendre l'Afrobasket". »
 
Des ambitions claires au Mexique
 
Face à des adversaires coriaces lors du tournoi au Mexique, Cheikh Sarr refuse tout complexe et vise directement l'étape suivante : « On se prépare parce que c'est des équipes qui sont très bonnes. Le ranking c'est vrai que c'est 29 et 30 pour les Philippines et le Mexique, mais le Canada est 8ᵉ. Nous on est 22ᵉ quand même. On a un bon ranking et je pense qu'on doit être capable de battre ces équipes-là. »
Le technicien sénégalais ajoute : « notre objectif principal ? Non, c'est d'aller au 2ᵉ tour. Nous on veut tout de suite y aller pour les qualifications, c'est ça qui nous intéresse. »
 
Ouverture de la tanière et apport de la WNBA
 
Pour constituer l'effectif final de 15 joueuses qui s'envolera pour le Mexique (et préparera le futur Afrobasket), la concurrence bat son plein sous la houlette de Cheikh Sarr, nourrie par les talents locaux et le retour de figures majeures.
« Aujourd'hui on a ouvert la tanière pour permettre à des filles qui n'ont jamais été ici. Elles doivent venir pour gagner leur place. Il y a une ambiance sereine mais très compétitive. Dans 10 jours, on va en libérer beaucoup pour garder 15 », réagit-il.
« On a appelé Ndor et Kodo qui ont joué le championnat et qui ont gagné le championnat, elles sont ici avec nous. Il y a Aminata qui est l'une des meilleures meneuses du Sénégal, il y a Numbé également... Ça démontre que le championnat local a suivi une très bonne évolution », martèle-t-il avant de conclure : « Sira, c'est une joueuse de la WNBA, c'est une fille qui a été draftée en WNBA. C'est une expertise que toute équipe aimerait avoir. Elle est capable de jouer 1 et 2 gombo, elle est très consciente, très mature, donc ça fait plaisir de la voir. »
 
 
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