Bien que 2025 ait été une année très difficile pour les Sénégalais, l’Apr prédit 2026 bien mauvaise. Le sercretariat exécutif national dudit parti réuni ce 10 janvier s’en est pris encore une fois au régime Pastef et ses dirigeants. Les partisans de l’ancien Président Macky Sall décrivent 2025 comme l’année des reniements et de toutes les forfaitures emblématiques de l'incurie du pouvoir Pastef, désespérément incompétent. Soulignant l’obsession de Ousmane Sonko pour sa participation à la prochaine présidentielle, ces derniers demandent aux magistrats de la Cour suprême de ne pas céder aux caprices du Premier ministre.
Pour sa première réunion de l’an 2026, l'Alliance pour la République a évalué la souffrance vécue par les Sénégalais durant l’année 2025. Selon les partisans du Président Macky Sall, «cette année aura été sans aucun doute possible l'une des plus dures et des plus éprouvantes pour le vaillant peuple sénégalais». Poursuivant, le Secrétariat exécutif national de l’Apr assure que l’année 2025 fut celle de tous «les reniements et de toutes les forfaitures emblématiques de l'incurie d'un pouvoir désespérément incompétent».
Abordant la question de la tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye en Casamance, l’Apr trouve qu’il n’y a aucun acte fort à retenir, sinon l'appropriation des projets du régime sortant. Idem pour son message à la Nation qui «n'ouvre, non plus, aucune perspective pour redonner de l'espoir aux Sénégalais, sinon l'annonce de réformes constitutionnelles par voie parlementaire que l'Alliance pour la République refuse et rejette avec la dernière énergie».
«Aucun acte fort à retenir de la tournée économique, sinon l'appropriation des projets du régime sortant»
L'Apr de persister et de signer : «le problème du Sénégal, qui a réalisé trois alternances démocratiques et pacifiques, n'est pas institutionnel. Il est économique, social et de l'ordre d'une gouvernance en dessous des standards».
Pour les partisans du Président Macky Sall, la Ceni n'a aucune raison d'être et n'a pas de pertinence, puisque la Cena a supervisé les élections avec efficacité et neutralité, depuis sa création. «Le blocage économique suite aux mesures tatillonnes, ineptes et hasardeuses du tandem, une diplomatie en ruines, l'école et l'université abandonnées, une agriculture en souffrance, un chômage de masse exponentiel, des travailleurs inquiets, le panier de la ménagère troué..., constituent l'enfer quotidien de nos compatriotes», déclare le Sen de l’Apr, selon qui cette situation, insoutenable par sa dureté et sa durabilité, s'aggrave chaque jour qui passe et augure de lendemains plus difficiles encore, en cette année 2026.
«(...) carences d'un Pm faible et un président en-dessous des obligations de sa charge»
«Empêtré dans une exceptionnelle et inédite crise généralisée, le pouvoir affiche, ostensiblement, son incurie. Miné de l'intérieur par une lutte mortelle entre les deux têtes de l'Exécutif, le pouvoir ne finit d'inquiéter par son incapacité à diriger le Sénégal au grand bénéfice de son peuple», fulmine l’Apr, avant de s’attaquer ouvertement à Ousmane Sonko. «Au cœur des difficultés, les carences d'un Premier ministre faible en tout et sur tout et un président de la République en-dessous des obligations de sa charge ! Pire encore, obnubilé et obsédé par sa participation à la Présidentielle de 2029, Ousmane Sonko engage une dangereuse entreprise de destruction des fondamentaux structurants de notre État de Droit et de notre République».
A en croire le Sen de l’Apr, par la judiciarisation de l'espace public, Sonko cherche à mobiliser un pan du système judiciaire pour se sortir, illégalement, d'une condamnation dans l'affaire qui l'opposait à Mame Mbaye Niang. L'Alliance pour la République dit inviter «les magistrats de la Cour suprême à ne pas céder aux caprices du Premier ministre qui veut tout simplement sonner le glas de la Justice».
«Il livre ses ministres à la vindicte populaire…»
Par rapport à son attitude devant les acteurs de la filière agricole, l’Apr parle d’incompétence. «En avouant, publiquement l'échec du pouvoir, accusant ses ministres, tout en se dédouanant, Ousmane Sonko a tenu des propos d'une extrême gravité. Il livre ses ministres à la vindicte populaire, soutient que le Sénégal n'a pas de Gouvernement digne de ce nom et, pire encore, demande à son ministre des Finances et du Budget d'utiliser, au besoin, des moyens financiers, fussent-ils illégaux, pour faire face à la situation désastreuse et résoudre dans l'urgence les graves difficultés du monde rural», affirme l’Apr qui rappelle : «aujourd'hui, plus qu'hier encore, vaincre le pouvoir du Pastef est la seule voie salutaire, la seule à même de sauver le Sénégal du marasme, des dérives en tout genre et de pouvoir assouvir les aspirations et les espérances les plus fortes du peuple sénégalais».
Nd. Kh. D. F