La police de Nguinth, à Thiès, a mis fin aux agissements présumés d'un individu accusé de viol, de vol de nuit avec escalade et de détention illégale d'armes blanches. Le suspect, identifié grâce à l'exploitation de vidéosurveillance, a été arrêté avant de passer aux aveux. Un second individu a également été interpellé pour recel du téléphone volé.
Le poste de police de Nguinth, à Thiès, a procédé au démantèlement d'un réseau criminel avec l'interpellation de deux individus impliqués dans une affaire de vol de nuit avec escalade, de menaces, de viol, de détention illégale d'armes blanches et de recel.
L'affaire remonte au 23 juin 2026. Une mère de famille domiciliée au quartier Thiapong, a déposé plainte après avoir été agressée à son domicile vers 3 heures du matin. Selon son récit, un homme s'est introduit par escalade dans sa maison, où elle se trouvait seule avec ses enfants mineurs.
Armé d'un couteau et d'une lampe torche, l'agresseur, nu et le visage dissimulé, l'aurait violée sous la menace avant de l'éblouir afin d'empêcher son identification. Il a ensuite pris la fuite en emportant le téléphone portable de la victime.
Les investigations menées par les enquêteurs, appuyées par l'exploitation des images des caméras de surveillance du voisinage, ont permis d'identifier et d'interpeller le principal suspect, un vendeur de friperie domicilié à Nguinth.
Confronté à la victime lors d'une séance d'identification et face aux éléments recueillis par les enquêteurs, le mis en cause est passé aux aveux. Pour expliquer ses actes, il a affirmé avoir été victime d'un « maraboutage » qui altérerait son comportement envers les femmes.
La perquisition effectuée à son domicile a permis la saisie de la lampe torche utilisée lors de l'agression, des vêtements qu'il portait cette nuit-là, ainsi que de trois couteaux et de deux coupe-coupe.
Concernant le téléphone portable dérobé, le suspect a reconnu l'avoir revendu pour 13.000 F Cfa au marché central de Thiès. L'acheteur, à son tour, a été interpellé et placé en garde à vue pour recel. Il a toutefois déclaré ignorer l'origine frauduleuse de l'appareil.
Khadidjatou D. GAYE