À la veille du démarrage des consultations organisées par le chef de l’Etat, tous les acteurs politiques ne sont pas emballés par le programme. Thierno Bocoum ne s’en cache pas, il n’est pas convaincu par l’appel du Président Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, il y a des préalables d’abord : élucider ses rapports avec le Premier ministre.
«L’heure n’est pas à la concertation, mais à la clarification afin que le peuple sache à quoi s’en tenir», a déclaré Thierno Bocoum, hier. Le leader de Agir, qui réagissait à l’appel du Président Bassirou Diomaye faye pour les consultations qui démarrent aujourd’hui, attire l’attention de ce dernier sur un fait «Si jamais quelque chose de constructif devait sortir de ces concertations, ce serait un consensus qui devra forcément être examiné et adopté par l’Assemblée nationale. Or, les députés de la majorité ont bien montré qu’ils ne sont pas avec vous et peuvent donc changer comme ils le désirent tout ce que vous apporterez», affirme M. Bocoum, selon qui les députés de Pastef ont fini de démontrer qu’ils ne sont pas au service du peuple, mais bien de leur leader.
«Soit vous confirmez la cohabitation douce ou bien vous constatez la rupture politique»
Le leader de Agir croit surtout que Diomaye Faye ne peut donc pas appelez les gens à des concertations sans maîtriser le processus. «Vous devez avant tout clarifier votre relation avec ce Premier ministre qui ne partage visiblement pas vos positions. Un chef d’Etat doit savoir prendre ses responsabilités, soit vous confirmez votre Premier ministre à propos de la cohabitation douce dont il parlait, pour que vous jouiez cartes sur table, ou bien vous constatez la rupture politique, qui est en réalité une rupture de fait qui déteint sur la gestion du pays», estime-t-il avant d’enchaîner : «vous devriez aussi nous éclairer sur l’intimidation dont les Sénégalais qui osent décrier la manière dont le pays est géré sont victimes. Vous aviez d’ailleurs organisé des consultations récemment mais tout ce que nous retenons, c’est que ce sont juste des concertations de façade», conclut Thierno Bocoum.
Nd. Kh. D. F