Dans une publication au ton mordant, le président de la République des Valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall, dresse un tableau sombre de la situation du Sénégal et accuse le pouvoir de détourner l’attention des urgences sociales. En prenant pour cible le parti Kiiraay, il dénonce ce qu’il présente comme un «mélange politique» au moment où, selon lui, les préoccupations des Sénégalais restent sans réponse.
À quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj), Thierno Alassane Sall estime que le contraste est saisissant entre l’image que le Sénégal s’apprête à projeter et les difficultés auxquelles, selon lui, les populations continuent d’être confrontées. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, le leader de la République des Valeurs décrit un pays où les coupures d’électricité rythment le quotidien, où l’accès à l’eau demeure difficile dans certaines localités et où les services essentiels restent insuffisants pour une partie de la population.
L’ancien ministre égrène une série de difficultés qu’il considère comme les véritables urgences nationales : l’insécurité, la progression de la drogue, le coût élevé du carburant, les difficultés d’accès aux soins et l’émigration clandestine qui continue d’attirer de nombreux jeunes. Selon lui, ces préoccupations sont reléguées au second plan alors que le débat public se focalise désormais sur les recompositions politiques autour de Kiiraay.
C’est sur ce terrain que Thierno Alassane Sall emploie sa formule la plus percutante. Il qualifie Kiiraay de « soupou kandja de la honte », une métaphore culinaire qu’il utilise pour dénoncer ce qu’il présente comme un assemblage hétéroclite de responsables issus de plusieurs formations politiques. Dans son texte, il décrit le parti comme un mélange composé de «condiments de Pastef», «d’os de l’Apr», «d’un zeste du Pds» et «d’un soupçon de Takku-Wallu», une image destinée à illustrer, selon lui, le caractère disparate des ralliements observés.
Nd. Kh. D. F