Impressionnant, la Belgique a signé un retournement de situation spectaculaire pour s'imposer (3-2). En zone mixte, le portier des Diables Rouges, Thibaut Courtois, a livré une analyse lucide et pleine de respect sur la prestation des Lions de la Teranga, tout en dévoilant les coulisses de la "remontada" belge.
C’est le genre de scénario qui forge le caractère d’une équipe dans un grand tournoi. Bousculée comme rarement, la Belgique a frôlé la correctionnelle face au Sénégal avant de renverser totalement la vapeur pour l'emporter 3 buts à 2. Après le coup de sifflet final, Thibaut Courtois s'est présenté au micro des journalistes. Loin de jubiler de manière excessive, le gardien madrilène a d'abord tenu à rendre un vibrant hommage à l'adversaire du jour.
« Le Sénégal méritait de mener 2-0 »
Pour Courtois, la prestation majuscule des Sénégalais n'était en rien une surprise. Les Diables Rouges savaient exactement à quoi s'attendre, même si la réalité du terrain a été particulièrement difficile à gérer en début de match.
« Nous étions préparés pour un bon Sénégal, comme on l’a vu. Sur le terrain, c'était vraiment ça : c’est une équipe qui joue très bien physiquement, tactiquement et techniquement aussi. Ils ont de grands joueurs », réagit le gardien belge en zone mixte.
Le dernier rempart belge n'a d'ailleurs pas caché que la domination africaine était indiscutable durant une bonne partie de la rencontre : « Le résultat de 2-0 était quand même mérité pour eux. S’ils avaient gagné aujourd’hui, j’étais sûr qu'ils pourraient aller loin ensuite dans cette Coupe du monde, parce que c’est vraiment une bonne équipe. On savait que ce serait un match compliqué. »
Le piège du 2-0 et le déclic tactique
Alors, comment la Belgique a-t-elle réussi à inverser une tendance si compromise ? Fidèle à son expérience des grands rendez-vous, Courtois a rappelé que le football tient parfois à un fil, et qu'un avantage de deux buts reste une avance fragile. « Au foot, il faut toujours y croire. 2-0, c'est toujours un résultat parfois où tu penses que tu l'as, mais tu ne l'as pas. Tu marques un but et le match change. C'est ça qui a changé pour nous. »
Outre l'aspect psychologique, le gardien a mis en avant le discours prophétique de son sélectionneur à la pause. Une consigne simple qui a libéré les têtes belges au retour des vestiaires : « Je crois que le coach a bien dit aussi que si on met un premier but, on peut mettre le deuxième facilement. C’est ça qui s’est passé, donc c’est joli. Je crois que tout le monde a continué à y croire, et c’est ça qui est joli pour notre nation. »
Grâce à cette force mentale et une résilience à toute épreuve, la Belgique empoche trois points capitaux et envoie un message fort pour la suite de la compétition : même au bord du gouffre, il ne faut jamais enterrer les Diables Rouges.