TEMOIGNAGES SUR WADE DE MACKY ,OUATARRA , TSHISEKEDI ...




 
 
MACKY SALL SUR WADE
« Il a contribué, année après année, à l'enracinement de la démocratie au Sénégal »
 
 
 
« Abdoulaye Wade a marqué l'Afrique bien au-delà des frontières de notre pays, des frontières africaines, par la singularité de son discours, par le dynamisme de sa réflexion politique et surtout son ambition pour le continent africain. D'abord, il faut rappeler qu'il a incarné pendant plus de 26 ans une opposition républicaine et démocratique dans un contexte africain où dominait encore, dans de nombreux pays, des systèmes de parti unique. Par son combat politique constant, son attachement au pluralisme et surtout son engagement pour des élections transparentes, il a contribué, année après année, à l'enracinement de la démocratie au Sénégal. Son rôle dans la sécurisation du système électoral sénégalais et dans l'acceptation du verdict des urnes a contribué à bâtir l'image du Sénégal démocratique sur le continent et inspirer de nombreux acteurs politiques africains. Et si je devais résumer Wade en un mot, ce qui est très difficile, ou en une phrase, sans doute je dirais : un esprit brillant, un esprit libre et audacieux. »
 
 
 
ALASSANE OUATARA, PRESIDENT DE COTE D’IVOIRE
« Le président Wade voulait une Afrique souveraine, démocratique, réconciliée avec elle-même et ouverte sur le monde »
 
 
 
« Le plus marquant chez mon aîné, le président Wade, c'est son engagement constant en faveur des valeurs démocratiques en Afrique et particulièrement en Côte d'Ivoire. Et c'était une période où notre pays traversait l'une des crises les plus graves de son histoire. Il a voulu que les résultats des urnes soient respectés et il l'a dit publiquement aussi afin que cela devienne une règle en Afrique sur l'ensemble du continent. Au plus fort de la crise post-électorale de 2010, il a été parmi les premiers chefs d'État africains à reconnaître sans hésitation la vérité des urnes et à soutenir le retour de la démocratie en Côte d'Ivoire. Ce geste, vous savez, restera à jamais gravé dans notre mémoire collective. Le président Wade voulait une Afrique souveraine, démocratique, réconciliée avec elle-même et ouverte sur le monde. Son ambition pour le Sénégal s'inscrivait dans une vision de long terme, celle d'une Afrique moderne, connectée, ambitieuse et pleinement actrice de son destin. Le président Wade est un homme qui n'a jamais renoncé à ses idées, même dans l'adversité. Pendant de longues décennies, il a incarné une opposition républicaine déterminée, mais profondément attachée au jeu démocratique. Il a démontré qu'en Afrique aussi, l'alternance pouvait être le fruit du suffrage, du dialogue et de la persévérance politique. C’est un grand démocrate, un bâtisseur, une figure majeure de la vie politique africaine qui a traversé les époques sans jamais abandonner ses convictions profondes. Le Sénégal peut être fier de l'héritage qu'il lui laisse, l'Afrique peut être fière du rôle qu'il a joué dans son évolution démocratique et institutionnelle. »
 
 
 
 
 
FELIX TSHISEKEDI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
« C'est l'un des présidents à avoir compris que pour que l'Afrique puisse se développer, elle doit mettre un accent sur le développement de ses infrastructures »
 
 
 
« Je n'ai jamais eu l'honneur et le bonheur de le rencontrer, mais je sais que, avec mon défunt père, ça s'est fait. Je crois que c'était autour des années 92 lorsque nous étions au plus fort de la crise politique post-conférence nationale. À ce moment-là, il a été dépêché par le président Abdou Diouf. Il était pourtant leader de l'opposition, c'est pour vous dire l'importance qu'il avait dans son pays et le respect qu'il inspirait par sa sagesse. Et, il est venu ici pour essayer de trouver des solutions à la crise zaïroise. Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme il le souhaitait parce que, les réalités étaient autres. Mais n'empêche, il a marqué la classe politique congolaise par sa présence et surtout par le discours qu'il avait tenu à l'époque. C'est l'un des présidents à avoir compris que pour que l'Afrique puisse se développer, elle doit mettre un accent sur le développement de ses infrastructures. Car ce n'est qu'en développant les infrastructures qu'on assoit justement les bases d'un développement national. Le président Wade l'a démontré. Après lui, le Sénégal a vraiment décollé sur le plan des infrastructures ».
 
 
 
 
 
MAMADOU TANGARA, DIPLOMATE, ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE GAMBIE
« Pour lui, le Sénégal devrait être une région dans un pays qui s'appelle l'Afrique. C'était un panafricaniste convaincu »
 
 
 
« Ce qui m'a le plus marqué, c'est le président Wade. C'est son amour pour le Sénégal et pour l'Afrique. Le président Wade était un des rares dirigeants africains qui ne se limitait pas seulement à défendre les intérêts de son pays, mais il allait au-delà. Ce qu'il voyait, c'était l'Afrique. Pour lui, le Sénégal devrait être une région dans un pays qui s'appelle l'Afrique. C'était un panafricaniste convaincu. […] Le président Wade, à l'image des maîtres des sentiers mandingues qu'on appelle les silatigui, est un homme qui va au-delà de son temps, de son époque. Les Mandingues disent que les maîtres des sentiers sont des gens qui plantent des graines de lumière pour illuminer la traversée de l'existence de leurs contemporains et des générations futures. Et je pense que le président Wade, par ses œuvres, par ses actes de pouvoir, a planté des graines de lumière qui continueront à éclairer notre chemin en nous inspirant et à inspirer des générations futures ».
 
 
 
 
 
 
 
 
CHEIKH TIDIANE SY, ANCIEN MINISTRE DE LA JUSTICE
« Wade travaillait beaucoup »
 
 
 
 
 
« J'ai retenu de mon expérience avec Abdoulaye Wade une leçon que je n'oublierai jamais : il faut être un homme de conviction doublé d'un homme d'action. Quand on a des idées, des projets pour soi-même ou pour son pays, cela vaut la peine de lutter, de combattre pour réaliser ces idées, pour les traduire dans les faits, dans la réalité. Je crois que c'est ce qu'Abdoulaye Wade a fait. Mais travailler, toujours, beaucoup travailler, parce qu'il travaillait beaucoup, Abdoulaye Wade. J'ai fait six mois à Rebeuss avec lui, et chaque matin, quand on se réveillait, il avait un carnet. Dans la nuit, il avait presque écrit plusieurs pages de ce cahier et il nous disait : « J'ai réfléchi cette nuit, voilà ce que je vous propose comme discussion. » Et ça, ça m'avait beaucoup frappé ».
 
 
 
 
 
Rassemblés par M. CISS
 
 
 
 
 
 
 
 
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