Superman-é & Infanti-lo




Cette 35e édition de la Can, quel mélimélo. S’y sont opposés une vision éthique du sport, héritière de l’Olympe et une vision marchande des aptitudes athlétiques, aux relents esclavagistes. La première a été portée par toutes ces nations du bas du tableau, qui ont compéti pour l’honneur sans espérer un strapontin sur le podium. Leur porte-étendard aura été Superman-é, cet inoxydable et preux chevalier qui a porté haut les principes de fair-play, faisant preuve d’un leadership certain à l’instant de l’épreuve qui déboussole. Au bout d’un parcours exemplaire sur les prés d’Afrique, d’Europe et d’Asie, Nianthio donne une leçon de vie à ses compatriotes et au monde. L’autre vision, c’est celle portée par Infanti-lo et ses semblables. Qui perçoivent le footballeur africain comme un animal de cirque et l’organisation qui le gère comme un outil de promo personnel, utilisé tel la dernière roue de la charrette du foot mondial. Aussi, après des décisions arbitrales controversées tout au long de la compète, veut-on encore sanctionner le Sunugaal, à travers son coach et certains joueurs ? Le Mondial pointant à l’horizon, on veut handicaper une nation épouvantail.
Waa Ji
 
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