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SYMPOSIUM SOCIAL SUR INVESTISSEMENT PRIVE, GOUVERNANCE D'ENTREPRISE … Meïssa Fall parle de l’entreprise dans une zone de turbulence avec des difficultés à faire face aux obligations sociales, fiscales, etc.




 
 
 
 
 
« Il est de plus en plus difficile à l'entreprise de faire face à ses obligations sociales et fiscales, de préserver des emplois, et de réaliser ses prévisions d'investissements ». C’est la conviction du patronat lors du Symposium social initié par le Cnp et présidé par le ministre de la Fonction publique. Le Cnp appelle aussi à éviter si possible le contentieux judiciaire et plaide pour l'actualisation des sections professionnelles du tribunal du travail qu’il juge dépassées.
 
 
 
 
 
 
 
Le Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, a organisé, hier, un Symposium social sur le thème : « Investissement privé, gouvernance d'entreprise, liberté syndicale, dialogue social et paix sociale : quelles responsabilités des employeurs, des travailleurs et de l'Etat ?» Une rencontre présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine Dianté, en présence des représentants des Organisations patronales et syndicales, des Partenaires techniques et financiers, etc. « En organisant ce Symposium social, la volonté du Cnp du Sénégal est de faire progresser, tous ensemble, notre productivité du travail et notre justice sociale au service d'une paix et d'une stabilité sociales durables », a d’emblée précisé Meïssa Fall, président de la Commission du dialogue social et normes du travail au sein du Cnp en l’absence de Baïdy Agne. Poursuivant, il a rappelé au représentant du gouvernement, en sa qualité « d’avocat des employeurs et travailleurs », que l’entreprise est dans une « zone de turbulence sociale ». Avant de renouveler à la tutelle la confiance des partenaires sociaux, pour trouver les bons leviers d’un compromis social permettant de sortir de cette zone de turbulence sociale. Se prononçant sur « l’investissement privé et la gouvernance d’entreprise », Meïssa Fall campe le décor : « L'employeur prend tous jours les risques d'investir, de créer des emplois, de contribuer substantiellement au budget de l'Etat, d'agir pour plus de protection sociale et de redistribution de revenus aux populations. Notre Etat fait face à des urgences et priorités économiques, budgétaires et sociales... Nous en sommes conscients ! La santé de l'Entreprise est de plus en plus fragile dans des secteurs d'activités... Il est de plus en plus difficile à l'entreprise de faire face à ses obligations sociales et fiscales, de préserver des emplois, et de réaliser ses prévisions d'investissements. Nous faisons autant que possible montre de résilience dans ce contexte économique particulièrement difficile... », explique le représentant du Cnp qui reste néanmoins optimiste suite aux échanges avec le chef de l’Etat et à son Premier ministre.
 
Améliorer le dispositif de gestion des contentieux judiciaires
 
En ce qui concerne le dialogue social, il dira que les employeurs en font un puissant levier de cohésion sociale et de démocratie sociale tripartite plus vivante. « Les conflits sociaux sont improductifs... Les conflits sociaux sont coûteux... Il y a malheureusement, soit un perdant employeur ou travailleur, soit les deux... C'est pourquoi nous devons toujours et davantage faire du dialogue social interne l'instrument approprié de la cohésion sociale et de la productivité au travail dans les entreprises. Les délégués du personnel ont un grand rôle à jouer... Une revendication n'est pas forcément un droit [...]. La gestion de différends sociaux est préférable à l'interne dans l'entreprise... Le recours à l'inspection du travail est nécessaire si l'une des parties n'est pas convaincue... Le règlement de différends sociaux par le dialogue social est souvent la voie la plus appropriée, la moins coûteuse et à moindre risque. Evitons autant que possible le contentieux judiciaire où le Juge est appelé à dire le droit, et rien que le droit », plaide le Patronat qui n’a pas manqué de solliciter l’Etat pour l'actualisation des sections professionnelles du tribunal du travail qui, à en croire Meïssa Fall, sont dépassées et ne répondent plus au découpage de l'activité économique de notre pays. « Nous plaidons pour la tenue d'une concertation sociale tripartite incluant le Ministère de la Justice et les Tribunaux du Travail pour améliorer le dispositif de gestion des contentieux judiciaires, ainsi que pour renforcer les capacités des instances judiciaires du travail », ajoute M. Fall. Il a, par ailleurs, appelé à renforcer la qualité de la démocratie sociale tripartite pour construire le Sénégal dans la paix sociale et la stabilité sociale.
 
M. CISS
 
 
 
 
LES ECHOS

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