Elle avait déjà marqué l’histoire. Elle est désormais en train de changer de dimension. En l’espace de quelques semaines, Saly Sarr a battu le record du Sénégal, remporté la Diamond League et décroché le tout premier titre de l’Ultimate Championship à Budapest. À 23 ans, la triple-sauteuse sénégalaise s’installe au sommet et ne semble plus vouloir ralentir.
Un saut. Un titre. Et encore un trophée pour Saly Sarr. Dimanche à Budapest, la Sénégalaise n’a pas attendu pour frapper. Dès son premier essai, elle s’est envolée à 15,06 m, une marque qui lui a immédiatement permis de prendre les commandes du concours. Personne ne fera mieux. La Cubaine Davisleydi Velazco s’est approchée à seulement deux centimètres avec 15,04 m, mais Sarr a résisté jusqu’au bout pour décrocher le titre.
Le scénario résume parfaitement sa saison : Saly Sarr frappe fort, impose son rythme et résiste à la concurrence.
De record en record...Et voilà désormais Budapest
La performance de Budapest vient couronner une saison exceptionnelle. Le 23 août, à Chorzów, Sarr avait franchi pour la première fois la mythique barre des 15 mètres avec 15,08 m, établissant un nouveau record du Sénégal. Quelques jours plus tard, elle remportait la finale de la Diamond League à Bruxelles avec 14,96 m, devenant la première Sénégalaise à s’adjuger ce prestigieux trophée.
En quelques semaines, la Sénégalaise a donc ajouté trois lignes majeures à son palmarès : record national, sacre en Diamond League et titre de l’Ultimate Championship. Difficile de faire plus spectaculaire. Elle n’a pas encore fini. Le plus impressionnant dans cette histoire est peut-être ailleurs.
Après son sacre, Saly Sarr n’a pas parlé de repos. Son message est clair : le travail continue. « Pas de vacances, c’est retour au travail », a-t-elle lancé après sa victoire à Budapest.
Le Sénégal tient son phénomène
Son entraîneur et elle avaient construit cette saison avec l’ambition de « mettre le paquet ». Mission accomplie. Mais cette réussite doit désormais servir de tremplin vers de nouveaux objectifs : les prochains championnats du monde et, surtout, les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
À seulement 23 ans, Saly Sarr possède déjà un CV qui commence à peser lourd : double championne d’Afrique, médaillée de bronze mondiale en salle, championne de la Diamond League et désormais championne de l’Ultimate Championship. World Athletics la classe actuellement deuxième mondiale du triple saut. Et surtout, elle évolue désormais dans une autre dimension.
À Budapest, elle était opposée à quatre athlètes ayant toutes franchi les 15 mètres cette saison, dont la championne du monde Leyanis Pérez Hernández et la championne olympique Thea LaFond. La Sénégalaise a pourtant tenu son rang et remporté la bataille. Ce n’est plus une surprise. Ce n’est plus une promesse.
Saly Sarr est devenue une référence mondiale. Et si Budapest devait être le dernier grand rendez-vous de sa saison, il n’a certainement pas marqué la fin de son ascension. La machine sénégalaise a changé de vitesse. Et elle ne semble pas près de s’arrêter.