SUPPOSEE DETTE CACHEE : Cheikh Diba retrace le processus transparent du recours aux Swaps




 
 
 
 
Dans le cadre d’approfondir le marché domestique et d’en améliorer la liquidité, le gouvernement a eu recours aux Total Return Swap (TRS). Les résultats de ces opérations sont publiés après chaque émission, conformément aux règles de transparence du marché, comme en atteste la communication du ministre des Finances à l'Assemblée nationale le 29 novembre 2025, mais aussi la transparence qui entoure le recours à cet instrument. Mieux, le ministère estime que l'exécution du plan de financement 2025 a fait l'objet d'un partage régulier avec le Fmi.
 
 
 
Au lendemain de la publication d’un article dans la presse internationale relatif à l'utilisation par le Sénégal d'instruments financiers de type Total Return Swap (TRS), le ministère des Finances et du Budget est monté au créneau pour apporter sa part de vérité. « Le recours aux TRS s'inscrit dans la politique d'élargissement de la base des investisseurs au sein du marché financier régional, en attirant des investisseurs étrangers afin d'approfondir le marché domestique et d'en améliorer la liquidité. Ces investisseurs de premier rang ont généralement des exigences d'accès au change pour disposer de la monnaie locale en vue de leur souscription aux titres publics, ainsi que de la devise pour rapatrier les intérêts et maintenir la valeur de leurs portefeuilles. La structuration réalisée tient compte de ces exigences tout en maîtrisant le risque pour l'État », annoncent d’emblée les services Cheikh Diba qui expliquent, dans la foulée, que les conditions d'emprunt sont également beaucoup plus avantageuses. « En effet, le taux net supporté était d'environ 7,1%, ce qui était nettement inférieur aux taux sur les marchés internationaux, notamment ceux des marchés Eurobonds, dont les niveaux moyens de rendement pour l'année ont été de 12% et 11% sur les obligations en euros (respectivement Eur 2028 et Eur 2037) en 2025. En conséquence, les opérations de financement ont permis de réaliser des économies substantielles pour le Trésor public par rapport aux alternatives », explique le ministre des Finances qui ajoute que ces opérations ont été conduites sur le marché des titres publics dans le cadre de sept opérations entre avril et novembre 2025, conformément au calendrier d'émission, en cohérence avec la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (Sdmt) et dans le respect de l'autorisation parlementaire.
 
Absence de dissimulation entourant le recours à cet instrument
 
Poursuivant, le communiqué révèle que ces financements prennent la forme d'émissions de titres publics réalisées par adjudication sur le marché des titres publics. « Les résultats de ces opérations sont publiés après chaque émission, conformément aux règles de transparence du marché. La communication du ministre des Finances et du Budget à l'Assemblée nationale le 29 novembre 2025 prouve, si besoin, l'absence de dissimulation et la transparence entourant le recours à cet instrument. Le recours aux TRS dans le cadre des émissions sur le marché des titres publics était mentionné dans le rapport économique et financier annexé à la Lfi 2026, page 39 », note le communiqué.
 
Le plan de financement fait l’objet de partage avec le Fmi
 
Selon toujours le communiqué, l'exécution du plan de financement 2025 a fait l'objet d'un partage régulier avec le Fonds monétaire international (Fmi). En effet, le ministère précise que plusieurs échanges écrits ainsi que des réunions ont porté sur le détail des mobilisations de financements, y compris sur les opérations de TRS. Mieux, il ressort du communiqué que l'ensemble de ces opérations a été structuré conformément au cadre juridique et réglementaire, en cohérence avec le plan de financement de 2025 tel que présenté dans la loi de finances.
 
Les montants mobilisés affectés au budget 2025
 
En outre, les services de Cheikh Diba annoncent que les montants mobilisés ont été affectés à l'exécution du budget de l'État au titre de l'exercice 2025. « Ces montants mobilisés dans le cadre de l'exécution du plan de financement 2025 ont exclusivement servi à couvrir les besoins dudit plan et ne sauraient en aucune manière adresser ceux de l'exercice 2026, qui sont en cours d'accompagnement dans le cadre de l'exécution du plan de financement 2026. En effet, il est connu de tous que l'échéance de l'Eurobond à laquelle l'article fait référence a été honorée en mars 2026 », martèle le communiqué qui précise que le plan de financement 2025 a été rigoureusement exécuté dans le respect de l'autorisation parlementaire et de la couverture des besoins de financement 2025, comme cela ressort dans nos différents documents d'exécution budgétaire 2025 accessibles au public. Par ailleurs, le Sénégal rappelle qu’il reste pleinement engagé à poursuivre la gestion prudente, transparente et responsable de sa dette publique. Non sans rappeler que le ministère des Finances et du Budget entretient un dialogue régulier et constructif avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fmi.
 
M. CISS
 
 
 
 
 
 
LES ECHOS

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