SUCCESSION D’ANTONIO GUTERRES A LA TETE DE L’ONU : Le Burundi porte la candidature de Macky Sall… le Sénégal peut-il se permettre d’être spectateur ?




 
 
 
Évoquée de longue date sans avoir jamais été confirmée jusqu’ici par l’intéressé, la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres comme secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) a bien été transmise à l’Onu par le Président burundais Évariste Ndayishimiye, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine (UA). La candidature de Macky Sall pourrait ainsi marquer une nouvelle ambition africaine pour la direction de l’Onu, dans un contexte géopolitique mondial marqué par de fortes tensions et des défis multilatéraux majeurs.
 
 
 
Après plusieurs mois de conjectures et de fuites savamment orchestrées, la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres en tant que secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies semble se confirmer. En effet, le Burundi a présenté lundi la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall pour remplacer le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres, a annoncé la porte-parole de l'Assemblée générale de l'Onu. «La présidente de l'Assemblée générale a reçu une nouvelle nomination. Il s'agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal. Il a été nommé par la République du Burundi qui a présenté les documents ce matin », a déclaré Neice Collins, responsable de la communication mondiale des Nations-Unies à la presse.
Aussi, une source proche de l’ancien président sénégalais a indiqué à l’Afp que « le Burundi préside l'Union Africaine et c'est important pour le président Macky Sall d'avoir une approche continentale». «Son combat, notamment en tant que président de l'Union Africaine (de février 2022 à février 2023), était de porter la voix de l'Afrique dans les instances internationales», a fait savoir le proche de l’ancien président de la République. 
L'Organisation des Nations-Unies a envoyé en novembre une lettre aux États membres pour qu'ils proposent des candidats au poste de secrétaire général. Le prochain patron des Nations-Unies commencera son mandat le 1er janvier 2027. Chaque candidat potentiel doit être présenté officiellement par un État ou un groupe d'États, mais pas forcément son pays d'origine. Il y avait jusqu'alors deux candidats officiels, l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) Rafael Grossi. Le Costa Rica a également proposé son ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, mais la candidature n'est pas encore officielle.
Selon une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste est réclamé cette fois-ci par l'Amérique latine. De nombreux États plaident également pour qu'une femme occupe pour la première fois ce poste. Mais ce sont les membres du Conseil de sécurité et en particulier les cinq membres permanents avec leur droit de veto, à savoir les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France, qui ont véritablement l'avenir des candidats entre les mains. C'est en effet uniquement sur recommandation du Conseil que l'Assemblée peut élire le secrétaire général pour un mandat de cinq ans renouvelables une fois. Le processus de sélection devrait commencer d'ici fin juillet.
 
 
 
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
 
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