Convoqué hier par les enquêteurs de la Sureté urbaine, Pape Ngagne Ndiaye a été relâché après son audition. Il a été interrogé sur des faits de complicité d’offense au chef de l’Etat et actes de nature à compromettre la sécurité publique. S’agissant de Doudou Wade, le présumé auteur principal, il n’a pas déféré à la convocation. Invité de l’émission « Faram facce » sur la Tfm, l’ancien président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (Pds) avait tenu des propos jugés offensants à l’endroit du président de la République.
Pour l’instant, aucune poursuite judiciaire n’a été émise à l’encontre de Pape Ngagne Ndiaye. Convoqué hier par les enquêteurs de la Sureté Urbaine à la suite d’une autosaisine du procureur de la République, l’animateur de l’émission « Faram facce » a finalement été relâché après son audition. Devant les éléments de la police, il a été interrogé sur des faits de complicité d’offense au chef de l’Etat et actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique. Selon son avocat, Me Baboucar Cissé, Pape Ngagne Ndiaye est resté serein, il a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées et il a contesté les faits. « Pape Ngagne Ndiaye a animé l’émission, mais je rappelle qu’il s’agit d’une émission en direct et donc il ne peut pas intervenir immédiatement parfois pour couper la parole à son invité ; s’il s’agissait d’une émission préenregistrée, on aurait compris. Il faut chercher l’auteur de ces propos », a expliqué Me Cissé. Libéré, Pape Ngagne Ndiaye peut continuer à animer son émission. Par ailleurs, selon toujours l’avocat, les enquêteurs lui ont cependant notifié qu’il doit rester à leur disposition.
Quid maintenant de Doudou Wade ? L’ancien président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’a pas déféré à la convocation. L’on ignore pour le moment la raison. Le procureur de la République décidera de la suite à donner à son comportement.
Pour rappel, Doudou Wade qui était l’invité de « Faram facce », mercredi dernier, avec Moustapha Diakhaté, a, durant son intervention, comparé le président de la République a un jakartaman à qui l’on a confié un avion pour le piloter. Il a poursuivi en tenant des propos interprétés comme une invite à un renversement du pouvoir. Suffisant pour susciter le courroux du chef du Parquet qui s’est autosaisi en confiant le dossier à la Sureté Urbaine.
Alassane DRAME