SEPARATION AVEC AMEDSPOR, SON ROLE DE GRAND-FRERE DE LA TANIERE, AMBITION DU SENEGAL : Cheikhou Kouyaté sans langue de bois




 
L’ancien international sénégalais Cheikhou Kouyaté est revenu longuement sur son parcours récent, son rôle au sein de la Tanière, la dernière Coupe d’Afrique des nations et les perspectives de l’équipe nationale, c’était à l’occasion du tirage au sort de la Coupe du Sénégal au siège de la Fsf. Dans un discours empreint de maturité et de foi, le milieu de terrain a livré un message fort, centré sur le respect, la transmission et l’ambition collective.
 
Kouyaté-Amedspor : se séparer avec respect
 
Évoquant son passage en Turquie, Cheikhou Kouyaté n’a pas caché les difficultés rencontrées. « Je rends grâce à Dieu. Ce fut dur en Turquie car ce n’est plus la même mentalité, surtout quand on vient du championnat anglais », a-t-il confié. Pour l’ancien joueur de Crystal Palace, certaines valeurs ne sont pas négociables. « Je veux juste dire que tout doit se faire dans le respect. J’ai mes principes et il y a des choses que je n’accepte pas. Peut-être que d’autres personnes peuvent accepter certaines choses, mais moi non. S’il n’y a pas le respect sur le terrain et en dehors, mieux vaut se séparer. Je ne suis plus un jeune joueur. »
 
Un rôle de grand-frère dans la Tanière
 
Au sein de l’équipe nationale, Cheikhou Kouyaté affirme continuer à assumer le même rôle que par le passé. « Je joue le même rôle qu’avant. Être dans l’équipe nationale, c’est être dans la lignée des héritiers. Avant c’était moi, maintenant c’est à leur tour. Il fallait que je leur parle et que je les encourage. » Une posture de grand-frère qu’il revendique pleinement, convaincu que la transmission est essentielle pour la continuité des performances du Sénégal.
Revenant sur la dernière Can, l’ancien Lion de la Teranga a salué l’état d’esprit du groupe dès le début de la compétition. « Dès le début du tournoi, les joueurs ont montré leur sérieux et leur volonté de prendre la coupe », renseigne-t-il, avant d’ajouter : « pour moi, le match référence, c’est celui joué contre l’Égypte. » Il estime en revanche que la rencontre face au Maroc a été biaisée : « le match contre le Maroc a été rendu difficile par l’arbitre. »
Cheikhou Kouyaté a également tenu à défendre le sélectionneur national, Pape Thiaw, souvent critiqué pour sa réaction lors de cette rencontre : « j’entends beaucoup de commentaires sur la réaction de Pape Thiaw. Mais j’aimerais savoir ce qu’ils auraient fait à sa place. » Il estime que cette réaction a eu un impact direct sur le jeu. « Cette réaction du coach a eu l’effet escompté avec le penalty raté par Brahim Diaz », indique-t-il.
 
Croire en soi et viser la Coupe du monde
 
Concernant l’avenir du Sénégal, le message de Cheikhou Kouyaté est clair et ambitieux. « Pour moi, dans la vie, il faut croire en soi. Il faut arrêter de se fixer des limites et avoir la conviction d’aller gagner la Coupe du monde », professe l’ancien Lion. Il insiste sur le fait que tout reste possible : « personne ne sait qui va gagner la Coupe du monde. Avec la belle fusion entre les jeunes joueurs et les anciens, le Sénégal peut faire quelque chose. » Et de conclure avec foi : « nous devons croire en nous et Dieu nous aidera à atteindre cet objectif final. »
Enfin, l’ancien international a évoqué le cas de Sadio Mané, au centre de nombreuses interrogations. « Si Sadio a pris cette décision, c’est pour les Sénégalais. C’est un être humain et nous allons discuter avec lui » rassure-t-il quant à l’accompagnement du leader des Lions. « Qu’il décide d’arrêter ou qu’il continue après la Coupe du monde, nous allons l’accompagner dans sa décision finale. » Pour l’instant, la priorité reste claire : « pour le moment, il faut se concentrer sur la Coupe du monde. »
Dans un dernier message adressé au camp marocain, Cheikhou Kouyaté se montre ferme : « que les Marocains s’en remettent à Dieu. C’est le Sénégal qui doit se plaindre ou faire un recours, mais pas le Maroc. »
Par ses propos, Cheikhou Kouyaté confirme son statut de cadre respecté, attaché aux valeurs, à la foi et à l’ambition d’un Sénégal qui refuse désormais de se fixer des limites.
 
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