L’ancien président sénégalais a annoncé, samedi 17 octobre à Marrakech, le retrait de sa candidature à la tête des Nations-Unies, après le vote informel du Conseil de sécurité du 16 octobre et des consultations avec les présidents du Burundi et du Sénégal. Macky Sall dit tout de même qu’il reste pleinement engagé au service des idéaux qui ont inspiré sa candidature à savoir : la paix, la sécurité, le développement économique et social, la coopération internationale et le dialogue entre les nations.
Macky Sall a annoncé le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations-Unies. Dans une déclaration publiée samedi 17 octobre à Marrakech, l’ancien président sénégalais explique avoir pris cette décision après des consultations avec le président burundais, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). «J’ai pris cette décision avec un profond sens des responsabilités, en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité», indique-t-il.
L’ancien chef de l’État justifie son retrait par les tendances observées lors des différents votes informels organisés dans le cadre du processus de sélection. «Depuis le début du processus, les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes, et éventuellement féminine», rapporte-t-il.
Près de quarante ans de vie publique
L’ancien président sénégalais précise que sa candidature était essentiellement motivée par la volonté de mettre mon expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations Unies.
Malgré son retrait, Macky Sall maintient son plaidoyer pour une réforme du fonctionnement de l’Onu. Il estime que l’organisation doit adapter ses méthodes de travail à un contexte international marqué par la multiplication des conflits, l’aggravation des rivalités géopolitiques et la fragmentation de l’ordre international. «Les Nations-Unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement», affirme-t-il, en évoquant également les défis économiques et financiers auxquels le monde est confronté.
L’ancien chef de l’État insiste par ailleurs sur la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. «L’Afrique, qui est au cœur des enjeux de paix, de sécurité et de développement, doit aussi continuer à faire entendre sa voix et poursuivre ses efforts afin d’occuper la place qui lui revient dans la gouvernance mondiale», déclare-t-il.
Sidy Djimby NDAO