SAISINE DE LA CPI : Me Aïssata Tall Sall parle de ridicule et démonte Juan Branco




 
 
 
Parlant de «ridicule» à propos de l'idée de l'avocat français Me Juan Branco à saisir la Cour pénale internationale pour éclairer l'opinion publique sur les morts lors des manifestations du 1er juin 2023, Me Aïssata Tall Sall n'a pas raté son confrère. La ministre des Affaires étrangères qui était face aux journalistes de France24 et Rfi.
 
 
 
Il a fallu juste quelques heures après le point de presse de Me Branco pour que la ministre des Affaires étrangères, Me Aïssata Tall Sall, fasse une sortie dans laquelle elle a servi des réponses cinglantes à l'avocat français. Ainsi, sur l'action de Me Branco, face aux journalistes de France24 et de Rfi, Aïssata Tall Sall a déclaré que c'est là où on tombe dans le «ridicule» pour la saisine de la France. Selon la ministre, seules trois personnes sont aptes à saisir la Cpi pour de tels faits. «Il faut que ça soit un État partie. Il faut que ça soit le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Il faut que ça soit le procureur. Où va-t-il saisir la Cour pénale internationale sans passer par le procureur ? Une fois que le procureur lui-même est saisi, il faudrait qu'il vérifie la complémentarité de l'action judiciaire», a-t-elle expliqué. À en croire toujours Aïssata Tall Sall, la Cour pénale internationale ne peut pas se prononcer tant qu'il y a une justice nationale qui suit son cours pour les mêmes faits. Et c'est le cas au Sénégal, précise-t-elle toujours.
Mais au-delà de ce débat de juristes, dit-elle, il est question «du Sénégal, notre pays. «En quoi la Cour pénale ou la compétence universelle peut venir s'incruster dans cette affaire du Sénégal, alors que la justice nationale est en train de faire son travail ?». Le Président Macky Sall en toute responsabilité, souligne-t-elle, dès le premier jour, a dit : ‘’donnez le nombre de morts’’ : 9 le premier jour et 16 le second jour. Maintenant j'entends 30 morts. Il y a même des morts que la mer est en train de refouler. On nous fait un tableau chaotique. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas le Sénégal», lance-t-elle.
 
Fatou D. DIONE
 
 

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