REMISE DES CAHIERS DE DOLEANCES : Bassirou Diomaye Faye en phase avec l’extension du congé de maternité à 18 semaines




 
 
 
 
 
Le président Bassirou Diomaye Faye est revenu sur un certain nombre de réformes dont celles relative au Code du travail et au Code de Sécurité sociale. Et, c’est pour souligner que ces projets comportent des changements majeurs, notamment l’extension du congé de maternité à 18 semaines.
 
 
 
 
 
Au terme des doléances des représentants des organisations syndicales, le président de la République est revenu sur le contexte économique difficile, caractérisé, dit-il, par des contraintes budgétaires persistantes, des pressions sur le pouvoir d’achat et de profondes mutations du marché du travail. « Cette conjoncture impose à tous un sens élevé des responsabilités afin de tenir ensemble la soutenabilité de nos finances publiques que nous devons concilier avec l’exigence de justice sociale », argue le chef de l’Etat. Poursuivant, il est aussi revenu sur le Pacte de stabilité social. Et, c’est pour relever que des avancées significatives ont été enregistrées.
 
L’extension du congé de maternité sur le circuit
 
Il s’agit, dit-il, de l’avancement très poussé des réformes du Code du travail et du Code de Sécurité sociale. En effet, il révèle que ces projets ont été adoptés en Conseil des ministres et seront transmis à l’Assemblée nationale en vue de leur examen et de leur adoption au cours de l’année 2026. « Ces projets comportent des avancées majeures, notamment l’extension du congé de maternité à 18 semaines », annonce Bassirou Diomaye Faye. En ce qui concerne les mesures sociales et professionnelles, il rappelle la généralisation de l’indemnité représentative de logement dans la fonction publique. « Nous avons adopté des décrets relatifs à certaines catégories d’agents dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice, notamment : les enseignants dits décisionnaires ; les techniciens supérieurs de la santé ; les greffiers. Cela a permis de régler durablement leur situation statutaire et de consolider leur cadre professionnel », explique le chef de l’Etat qui ajoute, sans cette dynamique, la revalorisation des salaires des domestiques et gens de maison, ainsi que des travailleurs des professions agricoles.
 
L’extension de la protection sociale à l’économie informelle
 
Poursuivant, le président Diomaye précise que le gouvernement est en train de finaliser l’adoption sur la loi sur la protection sociale. « Nous avons procédé à l’extension progressive de la protection sociale en direction des travailleurs de l’économie informelle. Nous avons procédé à la prise en charge concertée de plusieurs situations de contentieux sociaux à travers le dialogue social, ayant permis de favoriser la régulation des conflits et la réduction de la judiciarisation des différends », note le chef de l’Etat qui n’a pas passé sous silence les recrutements significatifs opérés dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’enseignement supérieur […]. Pour le président de la République, ces résultats traduisent une mise en œuvre réelle, progressive et mesurable des engagements de l’État en l’espace d’une année, dans un contexte pourtant fortement contraint.
 
Le prix du carburant stable en dépit de la guerre en Iran 
 
Pour autant, le chef de l’Etat reconnaît que des tensions sociales persistent dans certains secteurs. Non sans déplorer que ces situations interviennent dans un contexte de trêve sociale de trois ans consacré par le pacte de stabilité social. « Le respect de la trêve sociale constitue une exigence majeure de crédibilité de notre engagement collectif et une condition indispensable à la consolidation d’un climat social durablement apaisé », ajoute le Président Diomaye qui rappelle que l’Etat a mis en œuvre ses engagements en procédant à des baisses successives et significatives des denrées de première nécessité. A l’en croire, l’Etat pense au pouvoir d’achat des sénégalais. C’est pourquoi, dit-il, en dépit d’un contexte international difficile avec la guerre en Iran, le prix du carburant est resté stable alors qu’il devait connaitre une augmentation depuis le mois de janvier dernier.
 
Une attention particulière aux organisations patronales
 
En outre, il n’a pas manqué de rassurer les partenaires sociaux faisant croire que les cahiers de doléances feront l’objet de la même rigueur et de la même exigence dans leur traitement. « Je demande également au gouvernement d’accorder une attention particulière aux attentes exprimées par les organisations patronales. En effet, c’est à travers l’entreprise que s’opèrent : l’investissement productif ; la valorisation du capital humain ; la diversification de notre tissu économique ; l’ancrage de la souveraineté économique nationale. Il est cependant revenu sur les statistiques des inspections du travail et de la sécurité sociale. Et, c’est pour relever que le nombre de contrats de travail enregistrés est passé de 77 870 en 2024 à 78 231 en 2025. Cela témoigne, dit-il, de la résilience de l’économie ainsi que des efforts conjoints de l’ensemble des acteurs dans un contexte économique marqué par des tensions.
 
Contribution équitable à l’effort fiscal
 
Par ailleurs, il s’est engagé à renforcer la transparence économique, de faciliter l’accès au financement et de soutenir la croissance des entreprises. « En retour, j’en appelle à la responsabilité des employeurs quant au respect scrupuleux de leurs obligations légales, tant en matière sociale que fiscale. Le respect des normes du travail, la protection des droits des travailleurs ainsi que la contribution équitable à l’effort fiscal constituent des exigences fondamentales », explique le chef de l’Etat qui estime que l’année 2026 doit être celle de la consolidation des acquis et de l’accélération des réformes.
 
M. CISS
 
 
 
 
 
 
 
 
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