REFORME DU CODE DE LA FAMILLE : Dar Al Istiqaamah place succession et divorce au cœur du débat




 
 
 
Reçue en audience par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, la délégation de Dar Al Istiqaamah a placé au cœur de ses préoccupations la nécessité de revoir certaines dispositions du Code de la famille qu'elle juge inadaptées aux réalités sociologiques, culturelles et religieuses du Sénégal. Une revendication présentée comme une doléance persistante, notamment sur les questions de succession et de divorce.
 
 
 
La réforme de certaines dispositions du Code de la famille a constitué le principal point de plaidoyer de la délégation de Dar Al Istiqaamah, reçue ce jeudi en audience par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr. Au cours des échanges, les représentants de l'organisation ont insisté sur ce qu'ils présentent comme une préoccupation récurrente, appelant à une adaptation du texte aux réalités sociologiques, culturelles et religieuses du Sénégal.
Conduite par le Dr Cheikh Mohamed Ahmad Lo, la délégation a soutenu que « les dispositions actuelles relatives à la succession et au divorce suscitent, depuis plusieurs années, des interrogations au sein d'une partie de la communauté ». Pour ses membres, « une réforme permettrait de mieux prendre en compte les spécificités nationales tout en répondant aux attentes exprimées sur ces questions ».
Au-delà de cette doléance centrale, les représentants de Dar Al Istiqaamah ont attiré l'attention du ministre sur l'insuffisance, voire « l'absence de cadis dans certains tribunaux d'instance ». Ils ont évoqué les enjeux liés à leur formation et formulé plusieurs propositions visant à renforcer leur présence au sein des juridictions concernées.
La délégation a, par ailleurs, fait état d'un sentiment de « rupture de l'égalité devant la loi ». Selon les hôtes de Maître Moussa Sarr, certaines procédures impliquant des personnes appartenant à leur organisation feraient l'objet d'un traitement différencié en raison de leur appartenance. Ils ont estimé qu'une vigilance particulière est nécessaire afin de préserver la paix sociale et la cohésion nationale.
En réponse, Me Moussa Sarr a indiqué avoir pris bonne note de l'ensemble des préoccupations soulevées. Concernant les cadis, il a fait savoir qu'il examinerait la possibilité de pourvoir certains tribunaux d'instance qui en sont actuellement dépourvus.
S'agissant des allégations relatives au traitement des procédures, le ministre a rappelé que tous les citoyens sont égaux devant la loi et a assuré qu'il veillerait au respect scrupuleux de ce principe.
Quant au plaidoyer portant sur le Code de la famille, Me Moussa Sarr a écouté avec attention les arguments développés par ses interlocuteurs, prenant acte de cette revendication que la délégation considère comme prioritaire.
La délégation de Dar Al Istiqaamah était composée du Dr Cheikh Mohamed Ahmad Lo, des Dr Serigne Elimane Ndiaye et Moustapha Gueye, ainsi que de Cheikh Oumar Diallo et Cheikh Moussa Diop.
 
 
 
 Fatou DIOP
 
 
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