RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : La coordination de Dakar du Saes recale le Dr Abdourahme Diouf et exige un dialogue inclusif




 
 
 
Dr Abdourahmane Diouf, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation voit les recommandations ressorties du séminaire de Saly, qu’il a récemment organisé, rejetées par la Syndicat autonome de l’enseignement supérieur/Section Dakar. Jugeant prématurées les décisions prises, les syndicalistes considèrent que les propositions de réaménagement du calendrier universitaire sont irréalistes. Cependant, ils se montrent ouverts au dialogue et proposent des assises inclusives pour discuter de l’avenir de l’enseignement supérieur.
 
 
 
 
 
La coordination de Dakar du Saes a exprimé un désaccord ferme envers les recommandations issues du séminaire de Saly. «En somme, l’assemblée préconise un rejet des recommandations ressorties du séminaire de Saly», soutient-on. Les recommandations dont parle la coordination du Saes ont été faites en marge d’une réunion de trois jours organisée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf.
Lors de son assemblée générale, hier, la coordination a critiqué la démarche du ministère, la qualifiant de violation flagrante de l’autonomie des universités et d’atteinte injustifiée aux textes régissant l’enseignement supérieur. Le Saes-Ucad est également d’avis que les décisions prises sont prématurées, ne reposant pas sur une réflexion inclusive et approfondie. De plus, le syndicat considère que les propositions de réaménagement du calendrier universitaire sont irréalistes. Malgré cela, il se montre ouvert au dialogue et propose des assises inclusives pour discuter de l’avenir de l’enseignement supérieur.
Concernant les implications financières du chevauchement des activités, la coordination a estimé que l’État n’a pas pris les mesures nécessaires pour accompagner ces changements. Le Saes a ainsi invité le ministère de l’Enseignement supérieur à quantifier l’impact de l’absence de financement adéquat sur le déroulement normal de l’année universitaire et sur la santé des enseignants.
En ce qui concerne l’orientation des nouveaux bacheliers, le Saes insiste sur le respect de l’autonomie des universités et critique toute tentative de dévalorisation des institutions publiques au profit du secteur privé. Le syndicat a ainsi exprimé «des préoccupations concernant les propositions non détaillées du ministère et dénonce une ingérence politique dans les questions pédagogiques». Toujours sur ce sujet de l’orientation des bacheliers vers le secteur privé, le Saes-Ucad accuse le ministère de favoriser le privé au détriment du public, sans clarifier les modalités de cette orientation. Alors que, pour ce qui concerne les réformes proposées pour les Masters, le Saes rejette catégoriquement les discussions à ce sujet.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :