RAMADAN DANS LES CAMPUS D'UNIVERSITÉS PUBLIQUES : Le Coud serre la vis et brandit le bâton




 
 
Après quelques jours de jeûne, la Direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) brandit le bâton pour menacer les récalcitrants contre les mesures prises. Dans une note adressée aux étudiants des différents campus sociaux, le Directeur général annonce une série de dispositions fermes destinées à encadrer la vie dans les pavillons d’hébergement durant cette période particulière.
 
L’objectif affiché est clair : «prévenir tout risque d’incendie, éviter les débordements liés aux rassemblements nocturnes et garantir un cadre de vie sain pour l’ensemble des résidents». Face aux étudiants adeptes de l’interprétation de mesures, le Directeur du Coud est formel. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions», insiste Ndéné Mbodji.
 
 
 
Gaz et cuisine formellement interdits dans les pavillons
 
Première mesure phare, c’est «l’interdiction stricte d’introduire, de détenir, de stocker ou d’utiliser des bonbonnes de gaz à l’intérieur des pavillons universitaires. La Direction du Coud évoque des impératifs de sécurité majeurs». Le Directeur général met en garde : «tout étudiant surpris en possession d’une bonbonne de gaz verra le matériel immédiatement saisi, et des poursuites disciplinaires pourront être engagées. Aucune tolérance ne sera accordée».
Dans la même logique, «la cuisson et toute forme de préparation de repas à l’intérieur des chambres ou des pavillons sont formellement interdites».
 
 
Ndogu et dons extérieurs sous autorisation obligatoire
 
Désormais, poursuit Dr Ndéné Mbodji, «tout don de ndogu ou de repas provenant de l’extérieur des campus est soumis à une autorisation préalable obligatoire délivrée par l’administration. Aucune distribution ne sera tolérée sans cette validation officielle». La Direction justifie cette exigence «par des raisons d’ordre sécuritaire et sanitaire. Les rassemblements spontanés, surtout à l’heure de la rupture du jeûne, peuvent entraîner des mouvements de foule, des tensions ou des désordres. Par ailleurs, la traçabilité et la qualité des aliments distribués doivent être garanties pour éviter tout risque d’intoxication alimentaire».
En effet sur cette dynamique organisationnelle, il fait savoir que «les organisateurs, qu’il s’agisse d’associations, de mouvements estudiantins ou de particuliers sont donc invités à déposer leurs demandes dans les délais requis, en précisant la nature de l’activité, le lieu et les modalités de distribution».
 
 
 
Ordre, discipline et responsabilité collective
 
Au-delà de ces interdictions spécifiques, le Directeur général du Coud appelle à un sens élevé de responsabilité. Il rappelle que «les services de sécurité du Coud seront renforcés durant cette période. Des contrôles inopinés pourront être effectués dans les pavillons afin de vérifier le respect des consignes. Les infractions constatées pourront entraîner des sanctions allant de l’avertissement à l’exclusion temporaire, voire définitive, du campus», prévient le Directeur du Coud. La Direction insiste également sur la nécessité de maintenir la propreté des espaces communs, notamment après les ruptures collectives du jeûne. Les étudiants sont invités à veiller à l’évacuation correcte des déchets et à éviter toute occupation anarchique des couloirs et des espaces extérieurs.
 
 
 
Baye Modou SARR
 
 
 
LES ECHOS

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