Prévenir




Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. Un proverbe africain qui illustre bien les conséquences de ce conflit qui se déroule assez loin de chez nous, mais dont les retombées nous cogneront sur la tête tôt ou tard. La guerre qui a pour théâtre le Moyen-Orient, où l’Iran fait face aux Etats-Unis et à Israël, est en train d’engendrer une nouvelle crise pétrolière avec à terme un baril dans les 150 $. Mais pas seulement, puisque le commerce international des denrées essentielles dont a besoin Sunugaal subit également un renchérissement des coûts de fret et d’assurance dans le transport. Et depuis bientôt un mois que ça dure, aucune hausse n’est encore enregistrée à la pompe chez nous, contrairement à d’autres pays. La pression sur les autres denrées importées ne se fait pas non plus sentir. Tout cela jusqu’à quand ? Certes, Sunugaal est producteur de pétrole et de gaz, mais ne parvient pas jusque-là à les utiliser pour son approvisionnement. Et comme nul ne sait quand finira ce conflit et dans quelles conditions, les autorités devraient anticiper toutes ces hausses qui pointent à l’horizon et préparer l’opinion en conséquence. Car comme disait l’autre, gouverner, c’est prévoir.
Waa Ji
 
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