A un jour près, les communautés chrétienne et musulmane vont entamer concomitamment le jeûne du Carême et celui du mois de Ramadan. Conjonction favorable d’une période de pénitence partagée qui, nous l’espérons, poussera les Sunugaaliens, majoritairement croyants, à se départir de tous ces comportementaux honnis qui noircissent le tableau de notre société. Que chacun, en ce qui le concerne, s’évertue à oublier la paille qui est dans l’œil de son voisin, pour se concentrer sur la poutre plantée au milieu du sien. Que les formules incantatoires de demande de pardon que s’échangent les uns les autres au gré des salamalecs ne soient pas uniquement de vains mots. Que les actes de solidarité, certes nombreux en la période, ne soient pas avilis par l’ostentation. Qu’ils soient enrobés de discrétion et orientés vers les vrais nécessiteux, sans intermédiation douteuse. En tout cas, l’occasion est belle pour déposer les armes non conventionnelles de la diffamation, de la fausse nouvelle, de la critique vaine. Mais comme disait un sage, il est indispensable de se préparer corps et âme à ce voyage spirituel d’où l’on revient absous de ses péchés comme un nouveau-né.
Waa Ji