PROCEDURE PENDANTE DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE : Moustapha Diop recouvre la liberté après un cautionnement de 120 millions de francs




 
 
Moustapha Diop hume l’air de la liberté depuis hier. Le député maire de Louga a finalement été libéré par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice après qu’il se soit acquitté du paiement de la caution fixée à 120 millions de francs. Ce, sur ordonnance du président de la Commission Abdoulaye Bâ. La Chambre d’accusation l’ayant déjà libéré et placé sous contrôle judiciaire dans l’affaire qui l’oppose à Tabaski Ngom et au ministère public, il n’y avait donc que cette procédure qui le maintenait en détention.
 
 
 
120 millions de francs, c’est le prix de la liberté pour Moustapha Diop. Le député maire de Louga, qui conteste les faits depuis le début, a satisfait, hier, la seule alternative qui lui a été fixée par le Président de la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice, qui est de payer la caution au niveau de la Caisse des dépôts et consignation pour humer l’air de la liberté. Les avocats avaient déposé une requête aux fins de cautionnement depuis le 26 mai dernier. C’est finalement l’un de ses conseils, Me Mamadou Guèye Mbow, qui a fait le dépôt au niveau de la Cdc, muni de l’ordonnance d’autorisation aux fins de cautionnement dûment signé par le président Abdoulaye Bâ. Après plusieurs refus de mise en liberté provisoire, c’est finalement hier que la Commission a donné un avis favorable, mais sous condition. Après paiement de la caution, le président de la commission d’instruction a délivré une ordonnance de mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire avec un certain nombre de mesures. En effet, le député maire doit, le premier lundi de chaque mois, signer sur le registre ; ensuite, il est obligé de remettre ses passeports au greffe de la Cour suprême et enfin il ne peut sortir du territoire national, sauf autorisation de la Commission.
La Chambre d’accusation l’ayant déjà libéré et placé sous contrôle judiciaire dans l’affaire qui l’oppose à Tabaski Ngom et au ministère public, il n’y avait donc que cette procédure qui le maintenait en détention.
 
 
 
 
Alassane DRAME
 
 
 
 
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