PRÉSENCE AUX JOJ ET DURCISSEMENT DE LA LOI : Ousmane Sonko prévient les homosexuels étrangers




 
 
 
 
En marge de la clôture de la Semaine nationale de la jeunesse au stade Caroline Faye de Mbour, le Premier ministre a livré une réponse ferme à un diplomate occidental inquiet du sort des athlètes Lgbt lors des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Entre ouverture sportive et rappel de la légalité nationale, Ousmane Sonko pose une ligne claire, hospitalité, oui, mais dans le respect strict des lois sénégalaises.
 
C’est une déclaration qui ne manquera pas de susciter débats et réactions, au Sénégal comme à l’international. À l’occasion de la clôture de la Semaine nationale de la jeunesse, au stade Caroline Faye de Mbour, le Premier ministre Ousmane Sonko a révélé les termes d’un échange direct avec un diplomate d’un pays occidental, autour de la question sensible des athlètes Lgbt attendus lors des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Face à une jeunesse nombreuse et attentive, le chef du gouvernement a relaté sans détour cette discussion, illustrant, selon lui, les tensions entre certaines préoccupations internationales et les réalités juridiques nationales. «J’avais reçu un ambassadeur d’un pays occidental. Ce dernier m’a dit qu’il y a des Jeux olympiques de la jeunesse dans quelques mois à Dakar et que leur inquiétude, c’est la loi de durcissement de l’homosexualité», a confié Ousmane Sonko. La question posée par le diplomate était explicite. «Qu’en sera-t-il de nos athlètes homosexuels ? N’auront-ils pas de problème une fois au Sénégal ?»
Une interrogation à laquelle le Premier ministre a apporté une réponse sans ambiguïté, posant les termes d’une doctrine qu’il assume pleinement. «Je lui ai simplement répondu, si c’est seulement le sport qui emmène un athlète au Sénégal, qu’il pratique son art pleinement. Mais s’il y a des pratiques réprimées par la loi sénégalaise, elle s’appliquera à toi comme elle s’applique à tout le monde. C’est ça la réalité», a-t-il déclaré.
Le message du Premier ministre se veut à la fois rassurant et ferme, «le pays reste ouvert à tous les sportifs, sans discrimination dans le cadre de la compétition, mais ne transigera pas sur l’application de ses lois».
 
 
Une ligne assumée
 
Par cette sortie, le Premier ministre réaffirme une constante de son discours politique, la primauté de la souveraineté nationale. «La loi s’appliquera à tous », insiste-t-il, rejetant toute forme d’exception, y compris dans le cadre d’un événement international. Ce positionnement, qui pourrait être salué par une partie de l’opinion attachée aux valeurs traditionnelles, risque également de susciter des critiques sur la scène internationale, notamment de la part d’organisations de défense des droits humains.
 
 
Fatou DIOP
 
 
 
 
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