Le commerçant Matar Sakho, pour remplir sa propre boutique, volait des produits cosmétiques chez son fournisseur ayant pignon sur rue au marché Sandaga. Il a été reconnu coupable de vol puis condamné à 1 mois de prison ferme devant le tribunal d'instance de Dakar où il a été jugé hier, lundi, 30 mars 2026.
Matar Sakho, commerçant de 36 ans domicilié à Ouakam, a comparu devant le tribunal d'instance de Dakar hier, lundi 30 mars 2026, pour des faits de vol de produits cosmétiques au préjudice de son fournisseur grossiste basé à Sandaga. À la barre, le prévenu qui a été interpellé mardi dernier par la gendarmerie de la Foire a d’abord nié les faits, affirmant avoir pris les marchandises avec l’accord du fournisseur. Cependant, le juge a rappelé que des images de vidéosurveillance le montraient en train de subtiliser des parfums et divers produits cosmétiques qu’il dissimulait ensuite dans son sac, lors de ses visites pour s’approvisionner. Par ailleurs, une perquisition effectuée dans sa boutique a permis de retrouver plusieurs articles, notamment des crèmes pour le visage, des laits corporels, 11 savons à base de collagène ainsi que des parfums de luxe. Selon la représentante du procureur, Matar Sakho avait reconnu les faits lors de l’enquête avant de se rétracter à l’audience, puis de finalement admettre les vols. Il a fini d'admettre les faits à la barre en déclarant avoir dérobé 10 flacons de parfum Novas, 16 autres parfums, 2 crèmes pour le visage et 2 laits corporels d’une valeur unitaire de 9500 F. Il a également reconnu avoir commis ces actes à quatre reprises, dans le but d’approvisionner sa propre boutique.
Le prévenu a expliqué avoir quitté Kaolack pour venir en 2019 à Dakar, où il a ouvert son commerce à Ouakam. Il a exprimé des regrets, qualifiant ses actes d’erreur, tout en précisant que les produits ont été restitués. La victime, Abdoulaye Sèye, fournisseur grossiste, était absente à l’audience. Dans son réquisitoire, la procureure a évoqué des faits constants et a demandé l’application de la loi.
Pour la défense, assurée par Me Seyba Danfakha, les faits sont établis, notamment par la vidéo versée au dossier. L’avocat a toutefois insisté sur la valeur relativement faible de la marchandise (moins de 200.000 F selon lui), ainsi que sur la situation personnelle du prévenu, seul soutien financier de sa famille. Il a sollicité la clémence du tribunal et une peine assortie de sursis. Il a par ailleurs estimé que son client avait pris conscience de ses actes. Après délibéré, le tribunal a déclaré Matar Sakho coupable de vol et l’a condamné à un mois de prison ferme. Les intérêts civils du plaignant ont été réservés.
Fatou D. DIONE