En prélude au dialogue initié par le président de la République, sous un format direct, le Consortium des organisations de la société civile estime que les anciens Premiers ministres, les anciens présidents de l’Assemblée nationale, entre autres, doivent être associés pour des concertations inclusives. Au-delà des réformes institutionnelles, le Cosce invite à discuter des préoccupations des Sénégalais comme le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, etc.
Le Consortium des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) a salué l’initiative du chef de l’État visant à engager des concertations nationales dans un format plus direct, plus souple et surtout moins onéreux, davantage centré sur l’écoute des citoyens et des différentes composantes de la Nation.
Associer les anciens Pm, anciens présidents de l’Assemblée nationale…
Poursuivant, la société civile n’a pas manqué de formuler des recommandations. En effet, elle suggère que ces concertations reposent sur une représentation large, inclusive et équilibrée des forces vives de la Nation. Selon la société civile, il faut associer les anciens Premiers ministres, les anciens présidents de l’Assemblée nationale, les représentants des autorités religieuses et coutumières, des leaders communautaires, des organisations de femmes et de jeunesse, les associations de personnes vivant avec un handicap, des universitaires et intellectuels, des syndicats, des acteurs des médias, des organisations professionnelles, des commerçants, des travailleurs du secteur informel ainsi que l’ensemble des forces politiques de la majorité comme de l’opposition.
Ces questions centrales qu’il faut aussi intégrer : le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette…
La société civile estime également que ces concertations ne doivent pas se limiter aux seules réformes institutionnelles ou électorales. «Ces concertations doivent aussi intégrer pleinement les préoccupations quotidiennes des Sénégalaises et des Sénégalais, notamment le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence des finances publiques, les tensions sociales, l’accès aux services sociaux de base, ainsi que les défis liés à la santé, à l’éducation, à la justice sociale et au vivre-ensemble», plaident les responsables du Cosce.
De 300 millions à presque zéro franc
Ce format de dialogue, ajoute le communiqué du Cosce, présente plusieurs avantages majeurs, notamment une meilleure qualité d’écoute, des échanges plus directs et interactifs, une participation citoyenne renforcée, des coûts organisationnels réduits et une plus grande capacité à faire émerger des consensus durables autour des priorités nationales. Revenant sur les avantages du format du dialogue sur le plan financier, Moundiaye Cissé de rappeler : «les anciens dialogues ne coûtaient pas moins de 300 millions de francs Cfa en termes de transport, restauration et frais d’hôtel. Ce dialogue-là va coûter presque zéro franc», note le patron de l’Ong 3D.
M. CISS