PARFAIT ADJIVON, COACH DU DUC: «Quand on fixe des objectifs, il faut savoir si on a les moyens de les réaliser»



 
 
Pour le match inaugural de la seconde édition de la Ligue Africaine de Basket-Ball (BAL) le Dakar Université Club (DUC) fera face au SLAC de la Guinée Conakry cet après-midi à 17h30 au Dakar Aréna. En conférence de presse ce vendredi, le coach des Étudiants a parlé des objectifs de son club et de la bonne affaire des clubs sénégalais qu’est la BAL.
 
 
Première participation et premier match
 
 
 
«Il faut tout faire pour gagner ce premier match là. Il faut bien entrer dans ce genre de tournoi. L’équipe que nous allons rencontrer va honorer sa première participation comme nous. Ce sera un moment fort pour nous.»
 
 
 
La BAL, une opportunité à saisir pour les clubs sénégalais
 
 
 
«La BAL vient à son heure dans la mesure où si vous faites le constat par rapport au basketball sénégalais local, cela fait des années qu’on ne parvient pas à participer aux compétitions africaines. Donc, elle nous donne l’opportunité, les moyens de prendre part à la compétition. En entrant dans la salle hier, les joueurs étaient éblouis, très motivés. Nous allons nous donner à 100% dans cette compétition.»
 
 
 
Le niveau du championnat sénégalais
 
 
 
«Leniveau local est très bon. Au niveau des garçons, les équipes se valent. Certains clubs qui ont terminé dans le top 4 la saison passée ont eu à nous battre. C’est un niveau très relevé. Cette année, les équipes se sont renforcées pour prétendre jouer à la BAL.»
 
 
 
Le sacre du Sénégal à la Can une motivation supplémentaire
 
 
                                             
«C’est une super motivation. Quand on construit des infrastructures comme le Dakar Aréna, le Stade Abdoulaye-Wade et la Coupe d’Afrique que nous venons de remporter, ça motive davantage. Le Sénégal est dans une bonne dynamique et nous prions que le bon Dieu nous donne cette qualification. Nous avons un public qui suit avec beaucoup d’intérêt les sports, que ce soit le football ou le basket. Il est aussi très exigeant, ici tout le monde est entraineur. C’est une pression supplémentaire mais nous allons tout faire pour positiver et atteindre notre objectif.»
 
 
 
La passation d’expérience entre DUC et AS Douane (éliminée en quart de finale 2021)
 
 
 
«Oui effectivement, avec coach Pabi (Mamadou Pabi Guèye, entraineur de la Douane), nous avons fait des séances de travail pour voir ce qu’il fallait faire et éviter. Le plus difficile c’était de gagner le titre (Champion du Sénégal). Et il faut savoir que ce n’est pas forcément les joueurs qui ont remporté le championnat qui allaient disputer la BAL. J’ai communiqué avec mes joueurs sur cela.  J’ai travaillé avec Pabi Guèye au niveau du recrutement d’abord, les postes qu’il fallait pourvoir. Il fallait avoir de très bons joueurs à certains postes pour rester dans cette compétition. Sur le plan psychologique, j’ai parlé avec ses assistants. Parce qu’il fallait intégrer très vite les nouveaux. Je pense qu’on l’a réussi. Parce que si vous voyez sur notre recrutement, nous nous sommes basés sur le plan technique, la valeur du jeu et leurs origines. Le meneur qu’on a recruté est d’origine somalienne, nous l’avons appelé en mettant l’accent sur cette nouvelle compétition africaine. Ils ont tous de bons joueurs aux origines africaines».
 
 
 
L’objectif du Duc pour la BAL
 
 
 
« Il faut d’abord des objectifs à court terme, c’est la qualification. Quand on fixe des objectifs, il faut savoir si on a les moyens de les réaliser. Notre premier donc est de terminer cette étape en étant parmi les 4 premiers. Dans ce tournoi-là, nous allons rencontrer 3 équipes qui ont disputé la précédente édition. Elles ont beaucoup plus d’expérience que nous. Après, si on se qualifie, on verra les moyens et nous allons évaluer pour voir ce qu’il y’a à corriger et fixer encore d’autres objectifs».
 
 
 
Un coach expérimenté
 
 
 
«Quand on de l’expérience, il faut la faire valoir sur le terrain. C’est une chance que l’on a eue grâce à l’école sénégalaise et je rends hommage à tous nos formateurs et collaborateurs. On n’a rien à envier aux autres, les entraineurs étrangers. On a eu les mêmes formations et nous avons eu la chance aussi de voyager dans plusieurs pays. Le niveau que l’on a donc ne nous surprend pas. Certes nous avons de l’expérience mais tout dépendra de l’émotion, de la gestion de certaines situations. C’est là que se fera la différence et je prie le bon Dieu de me donner cette capacité à relever ce défi.»
 
 
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