Pape Modou Fall du parti Ravie estime que les marges de manœuvre sont étroites alors que les citoyens attendent des emplois, du financement pour entreprendre et une meilleure protection des familles vulnérables, etc. Non sans inviter à veiller à ce que les difficultés économiques, sociales et institutionnelles ne viennent progressivement endommager le parapluie, faisant allusion au parti présidentiel Kiiraay.
« Lorsque la pluie tombe, ce qui compte n'est plus la beauté du parapluie, mais sa capacité à protéger. Le parapluie est neuf, il n'est pas troué. Mais il faut veiller à ce que les difficultés économiques, sociales et institutionnelles ne viennent progressivement l'endommager. L’enjeu n’est pas donc de condamner la transformation engagée, mais de mesurer lucidement les contraintes et de corriger à temps ce qui doit l'être pour préserver la confiance des citoyens » ! C’est le sentiment du président du parti Ravie, Pape Modou Fall faisant allusion au parti présidentiel Kiiraay. En effet, Pape Modou Fall estime qu’au-delà de la réduction des dépenses, il faut s’assurer, que chaque franc dépensé produit le maximum d'impact économique et social.
La rigueur budgétaire est nécessaire mais…
« Les contraintes économiques doivent être assumées. Mais elles ne peuvent expliquer durablement le décalage entre certains engagements et les réalités vécues. (…). La rigueur budgétaire est nécessaire, mais elle doit s'accompagner d'une meilleure hiérarchisation des dépenses, d'une transparence accrue et d'une protection effective des ménages vulnérables. L'effort national doit être partagé et ses résultats doivent être visibles », explique le président du parti Ravie qui rappelle, dans la foulée, que le respect du calendrier électoral, des institutions et des engagements démocratiques ne doit jamais devenir une variable d'ajustement. « Le bon républicanisme consiste à respecter les règles même lorsque leur application ne sert pas immédiatement les intérêts du pouvoir », précise M. Fall.
Le véritable juge du Kiiraay reste le quotidien des Sénégalais
Fort de ce constat, il reste persuadé que le véritable juge du « Kiiraay » reste le quotidien des Sénégalais. « Les marges de manœuvre sont étroites. Les citoyens attendent des emplois, du financement pour entreprendre, des services publics performants et une meilleure protection des familles vulnérables. Le Sénégal n'a donc besoin ni d'un procès permanent du passé ni d'un optimisme de façade. Il a besoin d'un contrat de vérité avec ses citoyens : reconnaître les contraintes, tenir les engagements réalisables, expliquer les renoncements, maîtriser les charges, orienter la dépense vers la production et l'emploi, respecter le calendrier républicain et protéger les plus fragiles », tranche le patron du parti Ravie.
M. CISS