PAPE MATAR SARR :Un Lion toutes griffes dehors



 
 
Il n’était pas celui qui était le plus attendu à cause de sa situation en club. Cantonné sur le banc ou envoyé en tribune avec Tottenham, le manque de temps de jeu de Pape Matar Sarr avec les Spurs ne s’est guère fait sentir sur le rectangle vert contre la Bolivie et l’Iran. L’ancien Messin s’est beaucoup donné, avec une justesse technique bluffante. A l’instar de Pathé Ismaël Ciss, le Champion d’Afrique a été l’un des meilleurs pour ce stage de septembre.
 
 
 
Si jeune mais si imposant. Il a levé tous les doutes qui escortaient sa sélection. Le débat sur le manque de temps de jeu de Pape Matar Sarr ne se pose plus. Le joueur formé par Génération Foot a rapidement mis fin à ce début de polémique. L’ex Messin avait la dalle. Comme un lion affamé en quête d’une proie. Il a beaucoup couru et versé des litres de sueur. On avait l’impression de voir un joueur qui abattait sa dernière carte. Comme mort de faim, il se jetait sur tous les ballons. Il a multiplié les courses et asphyxié les Boliviens. Il ne leur a laissé aucun moment de répit. Comme s’il avait un compte à leur régler. Sa grosse débauche d’énergie a laissé pantois tout fan de l’équipe nationale du Sénégal de football. Presque personne ne s’attendait à une telle prestation de sa part. Mais comme Nampalys Mendy à la Can, le gamin de Thiès a été bluffant. En dépit de son manque de compétition. Contre l’Iran aussi, même s’il n’a pas joué pendant tout le match, remplaçant Nampalys Mendy, le jeune Lion avait assuré. En si peu de temps, il a su apporter de la fluidité dans le jeu des Lions.
 
 
 
Déjà prêt pour la relève
 
 
 
Pape Matar Sarr avait des fourmis dans les jambes. Dans la lignée de ses sorties lors du précédent rassemblement, le joueur des Spurs ne cesse de monter en régime en équipe nationale. Comme s’il voulait faire regretter à Aliou Cissé de l’avoir longtemps mis au placard. Placé à droite ou comme relayeur, il n’a cessé d’éblouir. Mais ce qui a étonné plus d’un, c’est son volume de course. Pour un joueur qui ne joue jamais en club. Il a progressé sous les ordres de Antonio Conte. Il court à haute intensité, sait bien se placer sur le terrain, pour couvrir et éviter les déplacements inutiles. Pendant que ses aînés Cheikhou Kouyaté et Idrissa Gana Guèye appréciaient le spectacle depuis le banc, contre la Bolivie, le cadet de la Tanière leur prouvait qu’il était déjà prêt pour assurer la relève. La passation de pouvoir pourrait avoir lieu plus tôt que prévu. La Coupe du monde promet bien de belles surprises  chez le coach Cissé.
 
 
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