OUVERTURE DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA JEUNESSE : Diomaye place les jeunes au cœur du projet national




 
 
 
Le ton est donné. En présidant, ce lundi 30 mars 2026, la cérémonie officielle de lancement de la Semaine nationale de la jeunesse, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a clairement affiché son ambition à faire de la jeunesse le véritable moteur du développement du Sénégal. Devant un public composé majoritairement de jeunes, le Président a insisté sur la nécessité de replacer cette frange de la population au centre des politiques publiques.
 
«Vous êtes aujourd'hui la force la plus importante de notre pays», a-t-il déclaré d’emblée, soulignant que le poids démographique et le potentiel de la jeunesse imposent une responsabilité politique majeure. Pour lui, une nation qui repose largement sur sa jeunesse doit «en tirer toutes les conséquences» en faisant de la jeunesse le cœur de ses priorités, le centre de ses décisions et le moteur de son action». Dans son discours, le président de la République a rappelé que son gouvernement «s’est engagé, depuis deux ans, dans une dynamique de transformation de l’action publique». Une transformation qu’il veut être marquée par «la cohérence, la continuité et l’efficacité», avec une place centrale accordée à la jeunesse, considérée comme déterminante pour l’avenir du pays.
 
 
 
Former, accompagner, insérer sont les axes prioritaires
 
Pour concrétiser cette vision, les autorités ont défini plusieurs leviers d’intervention. Il s’agit notamment de renforcer la formation pour mieux préparer les jeunes à la vie active, d’encourager l’initiative privée à travers l’accompagnement à l’entrepreneuriat, mais aussi d’ouvrir des perspectives concrètes dans des secteurs porteurs. Au-delà des orientations classiques, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur un changement de méthode dans la gouvernance publique. «Trop souvent, la jeunesse est évoquée sans être véritablement associée aux décisions. Cela doit évoluer et ça va évoluer», a-t-il martelé. Dans ce sens, il a annoncé la mise en place d’un cadre structuré permettant aux jeunes de participer activement à l’élaboration des politiques qui les concernent. Ce dispositif, expérimenté depuis deux ans, vise à donner une voix réelle à la jeunesse et à intégrer ses propositions dans l’action publique. Une approche participative qui tranche avec les pratiques antérieures souvent critiquées pour leur caractère vertical.
 
 
 
Le sport comme levier d’inclusion et de performance
 
Autre axe fort du discours présidentiel, le sport, présenté comme un outil stratégique d’éducation, de structuration sociale et de détection des talents. Diomaye a ainsi annoncé « le déploiement progressif d’infrastructures sportives de proximité dans plusieurs communes du pays. Ces équipements devraient permettre d’élargir l’accès à la pratique sportive, notamment pour les jeunes des zones défavorisées, tout en favorisant l’émergence de nouveaux talents » annonce le président Diomaye. À Thiès, une étape supplémentaire sera franchie avec la transformation d’un centre existant en structure de haute performance dédiée à la préparation de l’élite sportive nationale. Dans la même dynamique, «le gouvernement entend renforcer les espaces dédiés à la jeunesse, à la citoyenneté, à la formation et à la création sur l’ensemble du territoire. Une politique globale qui vise à structurer davantage l’environnement des jeunes et à stimuler leur engagement dans la vie économique et sociale», renseigne le président Faye.
 
 
 
Une semaine symbolique relancée
 
Le lancement de cette édition de la Semaine nationale de la jeunesse revêt également une dimension symbolique. Interrompue depuis plusieurs années, cette initiative retrouve, selon le Président, « sa vocation première, rassembler, valoriser et impulser de nouvelles dynamiques. Le Sénégal que nous construisons ne se fera pas plus tard, il se joue maintenant», a conclu Diomaye Faye, appelant les jeunes à s’impliquer pleinement dans la construction du pays.
 
 
 
Fatou DIOP
 
 
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