OUSMANE SONKO VILIPENDE ENCORE LE FMI «Un économiste de la Bm nous a dit : le Fmi veut vous punir parce que vous avez mis à nu son système, son incompétence, et ses complicités»




 
 
 
Le Premier ministre, Ousmane Sonko est persuadé que le Fmi n’est pas la solution pour développer le Sénégal. Et, pour enfoncer le clou, il a transféré sur la place publique un message d’un économiste de la Banque mondiale qui révèle que le Fmi veut punir le Sénégal qui a mis à nu son incompétence et ses complicités.
 
 
 
A ceux qui brandissent le Fmi comme solution aux problèmes du Sénégal, le Premier ministre oppose encore une fois la souveraineté, estimant que la souveraineté n’est pas quelque chose qu’on réclame, mais qu’on assume. Non sans regretter cet esprit de dépendance vis-à-vis du Fmi développé par certains. « Certes, le Fmi a son importance, car il rassure les partenaires, mais le Fmi n'est pas non plus la solution. La solution se trouve d’abord en nous-mêmes», révèle Ousmane Sonko persuadé que le Fmi n’a jamais développé un pays. Revenant sur la restructuration que veut imposer le Fmi, il révèle qu’une partie de cette dette est odieuse car, contractée sur le dos des sénégalais et n’est pas passée par l’assemblée nationale. Et, pour une dette odieuse, un pays ne peut pas bloquer toutes ses priorités pour payer uniquement une dette. «Nous ne pouvons pas tout bloquer parce que nous devons payer une dette. Et, le Fmi savait ce qui se passait. Un très grand économiste qui est à la Banque mondiale, nous a envoyés un message pour dire : «le Fmi veut vous punir parce que vous avez mis à nu son système, son incompétence, et ses complicités», rapporte Ousmane Sonko.
 
 
 
Le Pres a généré 52 milliards sur 91 attendus au premier trimestre 2026
 
 
Interpellé sur la situation difficile du pays et les solutions à apporter, le Premier ministre est revenu sur le Plan de redressement pour ne pas répercuter les chocs sur la population. «On parle de redressement. Pourquoi on redresse ? On redresse quoi ? Ce qui a été tordu. Tordu par qui ? Par ceux-là aujourd'hui qui se permettent de nous demander des solutions. L'une des solutions, c'est que ceux qui sont à l’origine de cette dette cachée, ceux qui ont pillé le pays, ceux qui se sont enrichis, ceux qui ont détourné, commençons par les mettre tous en prison et à leur réclamer de restituer ce qu'ils ont pris au Sénégal», charge Ousmane Sonko. Poursuivant, il reconnaît que le Plan de redressement qui table sur 760 milliards n’a pas atteint l’objectif trimestriel. «Certes, il y a une moins-value durant le premier trimestre car pour un objectif de 91 milliards, le Pres a généré 52 milliards», annonce Ousmane Sonko qui précise néanmoins que le Pres va monter en puissance. A l’en croire, avec la mise en œuvre des applications sur la taxation du mobile money et du contrôle des jeux et les réformes à entreprendre, les revenus du Pres vont considérablement augmenter.
 
 
 
Plus du cinquième du budget consacré aux subventions 
 
 
«Nous sommes en double crise», a rétorqué le chef du Gouvernement interpellé sur le coût des subventions apportées aux produits pétroliers en cette période de crise au Moyen-Orient. D’emblée, il rappelle la crise de la dette cachée qui secoue encore le pays à laquelle est venue s’ajouter cette guerre au Moyen-Orient. Pour autant, il précise que les prix subventionnés sont toujours appliqués dans notre pays contrairement aux pays de l'Uemoa qui ont, depuis trois mois, révisé à la hausse les prix du carburant. «Des pays européens beaucoup plus puissants ont commencé à avoir des problèmes d'approvisionnement en carburant. Pour le moment, nous n'avons pas encore ce problème. Cela prouve que notre principale priorité est d’ordre social. C’est-à-dire, comment faire pour soulager la population ? Si nous avions trouvé un pays dont le taux d'endettement était de 70%, 75% ou même 80%, aujourd'hui, nous aurions pu réduire ces prix de moitié», explique Ousmane Sonko.
 
 
Le Sénégal a perdu 2000 milliards dans la privatisation des Ics 
 
Concernant la renégociation des contrats, le Pm estime que des actes ont été accomplis. «Quand nous étions dans l'opposition et que nous disions que nous allions renégocier, ils prétendaient que c'était impossible. On aurait dû avoir l'honnêteté, une fois que c'est fait, d'être les premiers à applaudir», raille d’emblée Ousmane Sonko qui rappelle que Yakaar Teranga a été renégocié et confié à Petrosen qui va s’organiser et lever des fonds et assurer notre propre développement. «Ce sont des options souverainistes, et nous les assumons», indique le Pm. Il est aussi revenu sur la privatisation des Ics qui, à l’en croire, était une catastrophe. «Depuis lors, ce que nous y avons perdu, quand on l'estime au minimum, dépasse 2 000 milliards de francs Cfa que le peuple du Sénégal a perdu dans cette privatisation», se désole le Pm.
 
 
M. CISS
 
 
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