Au terme d’un programme riche en activités et en symboles, la Semaine nationale de la jeunesse s’est achevée en apothéose au stade Caroline Faye de Mbour. Devant une foule immense et des délégations venues des quatorze régions, le Premier ministre Ousmane Sonko a ‘’armé’’ les jeunes de convictions fortes.
La Semaine nationale de la jeunesse a connu son épilogue, vendredi, dans une ambiance festive et solennelle au stade Caroline Faye de Mbour. Présidant la cérémonie officielle de clôture, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait face à une mobilisation exceptionnelle, marquée par la présence de délégations issues des quatorze régions du pays, d’autorités administratives et locales, ainsi que d’un public venu en masse célébrer la jeunesse sénégalaise.
Une jeunesse appelée à bâtir le Sénégal de demain
Dans une adresse directe aux jeunes, Ousmane Sonko a tenu à casser toute vision pessimiste de l’avenir national. «Je vous le dis avec conviction, vous n’êtes pas les héritiers d’un Sénégal en déclin. Vous êtes les constructeurs d’un Sénégal en mouvement», a-t-il déclaré. Aussi, il a exhorté les jeunes à faire preuve de lucidité et d’engagement collectif. «Avec un patriotisme solide, une bonne identification des priorités, mais surtout une cohésion ferme, rien, absolument rien ne peut résister à notre envie de changer notre destin commun», a-t-il martelé.
Une parole «de père à fils»
Adoptant un ton inhabituel, le chef du gouvernement s’est présenté devant les jeunes dans une posture plus intime. «Je ne vous parle pas en tant que Premier ministre. Je ne vous parle pas en tant qu’officiel. Je vous parle comme un père qui parle avec son fils», a-t-il lancé. Dans cette logique, il a invité la jeunesse à faire preuve de patience et de confiance envers les réformes engagées. «Ne soyez pas impatients. Faites bloc derrière ce que nous allons faire. Nous ne vous demandons pas d’attendre dix ans, mais vous verrez progressivement les résultats», a-t-il expliqué. Ousmane Sonko d’embrayer : «le travail que nous faisons aujourd’hui, c’est pour vous et non pour nous», a-t-il insisté.
La jeunesse, «gardienne de la révolution»
Au cœur de son discours, le Premier ministre a longuement évoqué la notion de «révolution», qu’il présente comme un processus en cours. «Cette révolution que nous avons promise au peuple sénégalais se construit dans la durée. Elle rencontre des difficultés, des soubresauts. Le temps est le meilleur juge», a-t-il expliqué. Dans cette dynamique, il a assigné à la jeunesse un rôle central. «Vous, la jeunesse, soyez les gardiens de cette révolution. Soyez les vigies du changement qualitatif», a-t-il exhorté, appelant à une vigilance constante. Le chef du gouvernement a également mis en garde contre les tentatives de manipulation. «Ce Sénégal est le vôtre. Il n’est pas celui de ceux qui ont échoué et qui veulent vous manipuler pour revenir. Que personne ne vous embarque dans des histoires puériles», a-t-il averti. Évoquant les sacrifices consentis pour le changement, il a tenu à raviver la mémoire collective. «Des gens ont perdu la vie pour que ce pays change. Des gens ont souffert. Ne l’oubliez jamais», a-t-il rappelé.
Une unité nationale célébrée
Toutefois, Ousmane Sonko a invité les jeunes à prolonger l’esprit de cette semaine au-delà de l’événement. «Cette semaine que vous avez vécue avec ferveur et ardeur ne finit pas, elle commence», dit-il, avant d’insister sur l’héritage immatériel laissé par cette rencontre. «Vous rentrez chez vous avec quelque chose d’invisible mais d’indestructible : la certitude que vous pouvez», a-t-il affirmé. Sonko de les galvaniser: «le Sénégal a foi en vous. Le gouvernement que je conduis a foi en vous. Moi, j’ai foi en vous. Que cette flamme ne s’éteigne jamais».
Fatou DIOP