NÉGOCIATIONS ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE G7 : Une nouvelle rencontre prévue demain jeudi pour continuer les discussions sur les points d’achoppement




 
Pour trouver une issue heureuse à la crise scolaire, le gouvernement du Sénégal et le G7 ont entamé des discussions depuis lundi. Même si quelques revendications ont été solutionnées, il reste toujours des points de désaccord qu’il faut impérativement vider, selon le secrétaire général du Sels et membre du G7. Hamidou Diédhiou appelle d’ailleurs le président de la République à s’impliquer pour sauver l’année scolaire. Une nouvelle rencontre prévue ce jeudi 16 avril.
 
Après  de longues heures d’échanges, le gouvernement et les syndicalistes du secteur de l’éducation ont convenu de maintenir le dialogue. Les deux parties ont chacune assuré que des accords sont trouvés. Le gouvernement renseigne s'être accordé avec la partie syndicale sur l’essentiel des points inscrits dans le projet de protocole, à l’exception de certains points renvoyés à des discussions ultérieures. « Il s’agit notamment de l’élargissement du périmètre du décret n°2026‑65 du 27 janvier 2026 relatif aux décisionnaires du secteur de l’enseignement, de la question de leur retraite et de la défiscalisation des rappels.
Ces points, inscrits dans la rubrique ‘‘Perspectives’’ du projet de protocole, seront discutés, à nouveau, le jeudi 16 avril 2026 à 10h», indique le gouvernement, qui a réaffirmé sa «ferme volonté de trouver, dans les meilleurs délais, une issue heureuse à la crise scolaire».
Hamidou Diedhiou, qui a pris part aux discussions, de confirmer le gouvernement. « Nous sommes en concertation depuis hier 16 heures 30 minutes (Ndlr :  lundi ). Nous avons toute la nuit durant, avec le ministre de l’Éducation nationale, le ministre de la Fonction publique, abordé beaucoup de questions dont le projet de protocole que le gouvernement nous a proposé. Comme nous l’avions déjà dit, il y a quelques jours, on ne s’entend pas sur les formulations, les échéanciers à bien des égards », a-t-il fait savoir, avant de préciser : « nous ne sommes pas tombés d’accord sur la question des décisionnaires qui constitue, pour nous, une pièce essentielle dans ces négociations. Même si le gouvernement a signé le décret, ce que nous saluons d’ailleurs, ce qui reste, c’est comment prendre en charge de manière effective, efficiente et dans un délai très raisonnable les questions liées à la pension de retraite, à l’imputation budgétaire et aux 65 ans optionnels. Ces questions constituent la première pomme de discorde avec le gouvernement », assure M. Diédhiou.
 
« Nous  en appelons aussi à la responsabilité du président de la République, c’est l’école sénégalaise qui est en danger »
 
Le ministre de la Fonction publique a publié une circulaire, explique-t-il, qui indique les différentes pièces que doivent constituer les enseignants qui sont concernés par les décrets 2026-65 et par le décret 2026-66, pour être pris en compte dans le cadre de reclassement des avancements. L’autre camp concerne ceux qui doivent constituer un dossier pour être nommés désormais dans le statut des fonctionnaires.
« Ils l’ont fait en précisant aux usagers que ces dossiers ne prennent pas en compte les enseignants qui sont recrutés dans le cadre des cinq mille enseignants et des deux mille enseignants. Nous avons posé le problème de l’élargissement du périmètre des décisionnaires qui devraient être concernés. Nous avons là aussi un point de désaccord », renseigne le secrétaire général du Sels.
Sur les questions liées à la surimposition et la rémunération, assure Diédhiou , ils sont à deux doigts de s’entendre sur la formulation et sur les échéanciers. « Chaque partie a estimé qu’il faut donner le temps nécessaire à la rencontre, tout le crédit qu’il faut à cette rencontre, parce que les Sénégalais attendent avec impatience les conclusions. C’est l’occasion d’appeler l’Etat à fournir des efforts. Nous en appelons aussi à la responsabilité du président de la République, c’est l’école sénégalaise qui est en danger. Nous lui demandons d’intervenir pour que nous puissions sauver cette année scolaire.
Nd. Kh. D. F
 
 
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