NDEYE RAMATOULAYE GUEYE DIOP SUR LES RAPTS D'ENFANTS: «Il revient à chaque famille de prendre en charge sa progéniture»



 
Le ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance a présidé, hier, le lancement de la 30ème édition de la Semaine de l’enfance. Occasion pour Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop de revenir sur le rapt d’enfants et c’est pour faire comprendre qu’il «revient à chaque famille de prendre en charge sa progéniture». La priorité du ministère, «ce sont les enfants qui vivent dans la rue, les mômes qui sont dans des situations de vulnérabilité».
 
 
 
On comprend maintenant pourquoi personne n’a entendu la ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance lors des enlèvements et meurtres d’enfants qui ont défrayé la chronique il y a quelques semaines. Apparemment, cela ne l’intéresse ni d’Adan ni d’Eve. Interrogée sur les stratégies mises en place pour la protection des enfants, la ministre Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, qui présidait hier le lancement de la Semaine nationale de l’enfance, s’est voulu clair : c’est aux parents de s’occuper de la protection de leurs enfants, car le ministère a d’autres priorités. Ni plus ni moins.
 
 
 
La priorité du ministère se trouve ailleurs
 
 
 
Il revient, a-t-elle déclaré, «à chaque famille de prendre en charge sa progéniture». La priorité du ministère à elle confié, «ce sont les enfants qui vivent dans la rue et les mômes qui sont dans des situations de vulnérabilité».
Le ministre chargé de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance a d’ailleurs profité de l’occasion pour annoncer l’entrée dans sa seconde phase de la campagne de réinsertion des enfants de la rue.
 
 
En trois mois, 339 enfants ont été retirés de la rue dont 25 retournés en Guinée-Bissau et 5 vers la Gambie
 
 
 
Depuis l’entame des travaux, se félicite-t-elle, les réalisations ont été nombreuses. En effet, d’après Ndèye Ramatoulaye Diop, plus de 300 enfants ont été retournés chez eux. «Les opérations de retrait des enfants entamées depuis seulement trois mois, ont connu de bons résultats. En effet, en trois mois, 339 enfants ont été retirés de la rue. Parmi ces enfants, 25 ont été retournés en Guinée-Bissau et 5 enfants vers la Gambie», laisse-t-elle entendre
Si les résultats sont satisfaisants, le travail a été très diffcile. «Il faut d’abord recenser les enfants, faire des recherches sur leurs parents, les rencontrer pour ensuite essayer de voir comment les faire regagner le domicile», avance le ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance
D’après le directeur de la Promotion des Droits de l’Enfant, Niokhobaye Diouf, les enfants sont directement remis aux parents. «Pour cette deuxième phase, les enfants ne sont pas remis aux maitres coraniques, mais ce sont les parents qui se présentent devant la police et qui signent un engagement, comme quoi leurs enfants ne seront plus dans les rues».
Malgré le travail remarquable, les acteurs de l’enfance font face à des limites. En effet, le Sénégal ne disposerait que d’un seul centre d’accueil. Mais ils pourront compter sur l’appui des maitres coraniques. En effet, la Fédération nationale des maitres coraniques propose les locaux de quelques daaras pour héberger les enfants, avant qu’ils ne retournent chez eux 
Le ministère de la Bonne Gouvernance ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, la première opération lancée dans le département de Dakar va s’étendre, et c’est à partir de jeudi que les opérations vont commencer dans quatre autres départements.
 
Khadidjatou DIAKHATE (Stagiaire)

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