Moratoire




Ça branle grave dans les bambous. Entre les syndicats de gens saignants et le gornment de Koromack, on est passé du fleuret moucheté au sabre au clair. Pour dire que la guerre va être totale, dès l’instant où l’Etat a commencé à ponctionner les salaires des instits et autres profs pour faits de grève. Les jours de l’école sunugaalienne étaient déjà sombres, mais cette dernière pourrait entrer dans une longue nuit noire si des plages de convergence ne sont pas rapidement trouvées entre autorités et syndicats. Au grand dam de l’école publique et des potaches. Que les bonnes volontés capables de faire entendre raison aux uns et aux autres s’en mêlent pour apaiser les tensions et ramener tout le monde à la table des négociations. Car si les armes ne sont par remises dans leurs fourreaux, l’opinion nationale risque finalement d’indexer ceux-là qui surenchérissent. D’autant que Sunugaal a déjà assez à faire avec cette dette odieuse qui l’encercle de toutes parts et dont le règlement des échéances doit contraindre tout le monde à mettre la sourdine aux revendications. A défaut d’un moratoire de la dette, militons pour un moratoire concerté des engagements vis-à-vis des syndicats de l’enseignement et de la santé.
Waa Ji
 
LES ECHOS

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