MORT DE L’ÉTUDIANT ABDOULAYE BA : La Cap de l’Apr exige la démission de Mouhamadou Bamba Cissé et invite les Universitaires pour la démocratie à se prononcer sur la situation




 
 
Les tensions qui secouent actuellement l’Université Cheikh Anta Diop avec la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba continuent de faire couler beaucoup d’encre. Les dénonciations et indignations s’enchaînent de toutes parts. Dans cette perspective la Cellule analyses et prospective (Cap) de l’Alliance pour la République (Apr) a partagé son analyse de la situation. Cette derniere sollicite la démission du ministre de l’Intérieur Bamba Cissé et exige que toute la lumière soit faite sur la mort d’Abdoulaye Ba.
 
 Réunie ce mercredi 11 février pour examiner la situation préoccupante qui prévaut dans les universités du pays, la  Cellule analyses et prospective (Cap) de l’Alliance pour la République dit s’incliner avant tout devant la mémoire d’Abdoulaye Ba, l’étudiant en deuxième année à la Faculté de médecine, décédé lors de la dernière  grève à l’université.
Pour la Cap, les conclusions de l’autopsie  font état de « circonstances d’une extrême violence ayant conduit à la disparition tragique d’un jeune étudiant, espoir de toute une famille ».
 Au-delà de la « répression violente des étudiants au sein du campus social de l’Ucad », la Cap  fait noter pour la dénoncer la violation de la Loi n°94 – 79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises universitaires. Elle estime par ailleurs que « le ministre de l’Intérieur, en sa qualité de premier responsable de la sécurité intérieure, doit assumer ses responsabilités et en tirer toutes les conséquences. À ce titre, la Cellule exige sa démission immédiate ».
C’est pour cette raison que la Cap demande que les enquêtes soient conduites avec « diligence, transparence et impartialité, sans protection ni complaisance, afin que toute la lumière soit faite sur cette tragédie et que les responsabilités, à tous les niveaux, soient établies et sanctionnées conformément à la loi ».   
Quant à la communication du gouvernement, la Cap la déplore et la juge «  inappropriée et déconnectée de la gravité des faits, estimant qu’elle manque de compassion envers les victimes et leurs familles et qu’elle ne contribue pas à apaiser le climat de tension dans l’espace universitaire ».
 La Cap rappelle que les revendications liées aux bourses et aux conditions de vie estudiantines relèvent de droits fondamentaux et que la réponse à ces préoccupations ne saurait être un recours excessif ou disproportionné à la force.
 A cet effet, elle réitère son soutien au Collectif des amicales, condamne la suspension de celles-ci et appelle l’ensemble des parties à privilégier le dialogue et à renoncer à toute forme de violence, incompatible avec les principes d’un État de droit. 
Enfin, la Cellule analyses et prospective interpelle le Collectif des universitaires pour la démocratie, regroupant des signataires de différentes pétitions intempestives entre 2021 et 2024, « afin qu’il s’exprime sur la situation actuelle et contribue au rétablissement de la sérénité, de la paix et de la stabilité dans les espaces universitaires du pays.  Face aux tensions qui fragilisent la Nation et aux atteintes aux principes fondamentaux de l’État de droit, la responsabilité des intellectuels et universitaires est d’éclairer le débat public et de se tenir aux côtés du Peuple », conclut-elle.
 
Nd. Kh. D. F
 
 
 
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