MOBILISATION DE RESSOURCES EN FAVEUR DE L’ECONOMIE BLEUE : Comment faire de ce secteur un pilier performant, durable, inclusif et créateur d’emplois




 
 
 
 
 
Conscients que l’économie bleue est un moteur majeur de la croissance au Sénégal, un atelier de validation de la stratégie de mobilisation de ressources en faveur du financement de l’économie bleue au Sénégal a été initié par la Direction du commerce extérieur. Une occasion pour les acteurs d’identifier les contraintes en vue de faire de ce secteur un pilier économiquement performant, durable, inclusif et créateur d’emplois.
 
 
 
 
 
Le ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers la Direction du commerce extérieur, en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique des Nations-Unies, a initié un atelier de validation de la stratégie de mobilisation de ressources en faveur du financement de l’économie bleue au Sénégal. Dans son discours d’ouverture, El Hadj Ibrahima Paul Paye, venu représenter le ministre Serigne Guèye Diop, a rappelé que l’économie bleue est un secteur stratégique et un véritable levier de transformation structurelle de notre économie. « L’économie bleue représente un levier de croissance majeur en Afrique. Selon la Banque mondiale, avec une valeur estimée à 1000 milliards de dollars Us par an et un potentiel de création de 800 mille emplois englobant la pêche, le tourisme et le transport maritime. Ce secteur soutient la sécurité alimentaire, la diversification économique, le développement durable de plus de 38 pays côtiers et industriels », fait remarquer le représentant du ministre du Commerce qui estime, dans la foulée, que les secteurs liés à l’économie bleue au Sénégal disposent d’atouts considérables, notamment en termes de position géostratégique de notre pays, d’infrastructures portuaires et de services logistiques maritimes, de disponibilité des ressources halieutiques, de potentiels énergétique offshore, etc. Ce qui lui fait dire que cette stratégie s’inscrit pleinement dans la politique d'incitation et d’amélioration de la compétitivité extérieure des dynamiques d’intégration régionale dans le cadre de la Zlecaf et dans les engagements en matière de développement durable et de résilience économique.
 
Les contraintes liées aux financements
 
Poursuivant, il révèle que l’économie bleue est un moteur majeur de la croissance au Sénégal contribuant significativement au Pib par le biais de la pêche, de l’aquaculture, du transport maritime et des industries extractives pétrole et gaz, etc. Dans un tel contexte, argue M. Paye, il est nécessaire de veiller au renforcement de l’environnement favorable à l’investissement et à la confiance économique dans l’optique de favoriser la montée en gamme de produits exportés, l’intégration des chaînes de valeurs régionales voire mondiale, la création d’emplois qualifiés et une transition vers une croissance plus inclusive et durable. Cependant, il n'a pas occulté les contraintes majeures liées au développement de l’économie bleue au Sénégal. Il s’agit, dit-il, de la structuration de la mobilisation des financements nécessaires à l’exploitation durable des opportunités existantes. Néanmoins, il est d’avis que l’atelier de validation constitue une étape importante pour remédier à cette situation. A cet effet, il invite les acteurs à rendre opérationnel et pertinent le document qui sera issu de l’atelier de validation pour les partenaires techniques et financiers, les institutions financières régionales et internationales ainsi que les investisseurs privés. « Son objectif est clair disposer d’un instrument de référence permettant d’engager aussitôt après sa validation, une mobilisation structurée et coordonnée des ressources avec une approche ininterrompue des financements », tranche le représentant du ministre.
 
Faire de l’économie bleue un pilier économique performant
 
Pour sa part, la représentante des Nations-Unies, Ami Gaye, a annoncé que l’atelier de validation consiste à faire de ce secteur clé de l’économie bleue un pilier économiquement performant, durable, inclusif et créateur d’emplois et pleinement en phase avec l’action des Nations-Unies. A l’en croire, le Sénégal dispose d’un atout et des potentialités  considérables avec ses plus de 700 km de côte, un littoral et une position géographique stratégique, des infrastructures logistiques en plein essor, un savoir-faire reconnu en matière de pêche artisanale, de vastes zones de pêche, en plus d’un écosystème côtier unique.
 
M. CISS
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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