MISE EN ACCUSATION DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE : Moussa Bocar Thiam crie au scandale, défie le régime et annonce son retour au Sénégal pour ‘’faire face à la justice’’




 
L’Assemblée nationale a finalement déclenché la procédure d’examen des projets de résolution de mise en accusation de Abdoulaye Diouf Sarr et Moussa Bocar Thiam, en tenant la réunion de la commission technique hier. L’ancien ministre de la Communication, qui déclare être informé de la situation à travers la presse, s’est offusqué du fait qu’il fasse l’objet de poursuites malgré qu’aucun corps de contrôle ne l’ait épinglé. Ce dernier assimile la poursuite enclenchée contre lui à une simple perte de temps.
 
Si la plénière valide le projet de résolution pour la mise en accusation de Moussa Bocar Thiam, ce dernier va répondre devant la Haute cour de justice. L’ancien ministre de la Communication, qui a réagi sur sa page Facebook aussitôt après l’annonce de la décision de la commission technique qui se réunissait hier, précise d’emblée qu’aucun organe de contrôle n’a visé sa gestion ministérielle. «Je suis le seul ministre poursuivi sans aucun rapport de la Cour des comptes, de l’Ige, de la Centif, ni de l’Igf».
Et encore, souligne Moussa Bocar Thiam, les poursuites que les nouvelles autorités veulent engager contre lui n’ont aucune base légale, puisque «le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée ne permet pas aux députés de saisir la Haute cour de justice puisque le Conseil constitutionnel, dans sa décision n°2/C/2025 du 24 juillet 2025, a déclaré contraire à la Constitution l’article 134 dudit règlement afférent à la Haute cour de Justice».
Moussa Bocar Thiam se demande d’ailleurs comment est-ce qu’un ministre peut être poursuivi pour détournement de deniers publics, pour des fonds privés reçus par une entreprise privée et pour des travaux de route réceptionnés par les organes concernés ?
Affichant sa détermination à faire face à la justice, l’avocat annonce son retour imminent au Sénégal. «Je prends immédiatement des congés professionnels au sein de mon cabinet international dans le Golfe pour venir au Sénégal faire face à ce régime à l’agonie, qui cherche des contrefeux face à l’assassinat de l’étudiant Abdoulaye Ba, l’incompétence et l’asphyxie économique du peuple».
L’ancien ministre de la Communication prévient le nouveau régime : «ancien Agent judiciaire de l’Etat, avocat aux barreaux de Paris et du Sénégal, il faudra un dossier solide pour me mettre en prison dans une affaire où tous les acteurs sont libres». Pour lui, ils perdent leur temps simplement parce qu’aucun magistrat ne peut décerner un mandat de dépôt à son encontre. «La reconquête du pouvoir est irréversible, sachez que rien ne nous arrêtera, ni nous intimidera. Le Fouta sait pourquoi je suis visé. La diaspora a compris vos manigances. Les Sénégalais ne donnent aucun crédit à vos poursuites bidons», dit-il.
 
Nd. Kh. D. F
 
LES ECHOS

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