Face aux urgences qui secouent le sport national, la nouvelle ministre Djirèye Clotilde Coly abat sa carte maîtresse. En sortant Léopold Germain Senghor de sa retraite pour en faire son directeur de Cabinet, la technocrate s'allie au technicien le plus chevronné de l'administration sportive. Une nomination stratégique pour éteindre les incendies de l'après-Mondial et baliser la route vers les JOJ 2026.
C’est ce que l’on appelle un coup de maître politique et administratif. Alors qu’il profitait d’une retraite bien méritée après des décennies passées au service de l’État et des athlètes, Léopold Germain Senghor s’apprête à signer son grand retour au sommet de l’administration sportive sénégalaise. La nouvelle ministre de la Jeunesses et des Sports a officiellement jeté son dévolu sur ce grand commis de l’État pour occuper le poste ultra-stratégique de directeur de Cabinet.
Pour les observateurs avertis, ce retour aux affaires sonne comme une évidence, mais surtout comme une excellente nouvelle pour un secteur en pleine mutation.
Le binôme parfait : Rigueur financière et mémoire institutionnelle
Nommée en juin dernier, la ministre Djirèye Clotilde Coly affiche un profil de technocrate redoutable. Expert-comptable de formation et fine gestionnaire, sa nomination traduisait la volonté des plus hautes autorités d’assainir les finances du sport sénégalais et d’optimiser les budgets publics.
Cependant, la gestion du sport de haut niveau répond à des codes et à des réalités de terrain que seule l'expérience peut dompter. En rappelant Léopold Germain Senghor, la ministre s’entoure de la "mémoire institutionnelle" du sport sénégalais. Ancien directeur de la Haute Compétition (Dhc) et figure historique de l'Uassu (sport scolaire et universitaire), l'homme connaît chaque rouage, chaque texte réglementaire et, surtout, chaque président de fédération.
Ce binôme promet d'allier la transparence financière de la ministre à l'efficacité pragmatique de son nouveau directeur de Cabinet.
« Le sport de haut niveau ne s'apprend pas dans les livres de comptes, il se vit sur le terrain. Léopold Germain Senghor est l’homme qui sait parler aux fédérations, anticiper les crises logistiques et manager l’urgence », confie une source proche du ministère.
Des dossiers brûlants sur la table
Léopold Germain Senghor n’aura pas le temps pour un round d’observation. Son bureau est, certainement, déjà submergé par des dossiers d'une importance capitale pour le rayonnement international du Sénégal.
En première ligne : la gestion des suites de la Coupe du monde de football 2026. Alors que la délégation des Lions de la Teranga vient tout juste de regagner Dakar après des couacs logistiques notables à Seattle, le nouveau directeur de Cabinet devra user de sa diplomatie et de sa fermeté légendaire pour remettre de l'ordre dans les relations entre le ministère et la Fédération sénégalaise de football (Fsf), actuellement sous le feu des critiques.
Mais le véritable test de ce nouveau cabinet sera sans conteste l'organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) d'été de 2026. Un événement planétaire historique pour le Sénégal et l'Afrique, où l'erreur logistique ne sera pas permise.
Le retour de la confiance
Au sein des fédérations sportives — du football au basketball en passant par la lutte et le handisport —, l’annonce de ce retour a été accueillie avec un immense ouf de soulagement. Respecté pour sa rigueur, son intégrité et sa profonde connaissance des instances internationales (notamment à la Fisu), Léopold Germain Senghor est perçu comme un facilitateur, un homme de consensus capable de ramener la sérénité.
En sortant de sa retraite pour accepter ce sacerdoce, le nouveau directeur de Cabinet prouve que son engagement pour le drapeau national reste intact. Sous la houlette du duo Coly-Senghor, le sport sénégalais s'offre une gouvernance neuve, armée pour faire face aux tempêtes et prête à écrire ses plus belles pages de l'ère moderne.
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