MIGRATION IRREGULIERE : 2500 migrants et 62 passeurs interceptés dans la région de Sfax, l’Italie durcit les mesures pour endiguer le phénomène




 
 
 
Dans le cadre d’une vaste opération dans la région tunisienne de Sfax, l’un des principaux points de départ vers l’Europe, 2500 migrants et 62 passeurs ont été interceptés lors du weekend du 16 et 17 septembre 2023. En réaction à ces arrivées massives, la Première ministre italienne a annoncé le prolongement de la durée de détention et l’ouverture de centre de rétention pour dissuader les   migrants.
 
 
 
Les garde-côtes tunisiens ont mené une vaste opération le week-end dernier dans la région de Sfax, l'un des principaux points de départ des migrants vers l'Europe. Une opération, à laquelle ont participé des centaines de membres des forces de sécurité ainsi que des unités antiterroristes, avec l'appui d'avions, a été ordonnée par le Président Kaïs Saïed, qui a dénoncé un afflux « inacceptable » de migrants. Dans un communiqué, les garde-côtes ont indiqué avoir arrêté 2500 migrants, 62 « passeurs » et avoir saisi des dizaines de bateaux. Du côté du gouvernement italien, l’on prépare de nouvelles mesures pour lutter contre les arrivées de migrants sur son sol. Des mesures qui sont censées endiguer les arrivées de migrants en Italie et décourager les jeunes Africains de prendre la mer. Pour rappel, rien que la semaine dernière, quelque 8 500 migrants sont arrivés en trois jours à Lampedusa, soit plus que la population totale de l'île. La plupart des exilés étaient partis de la ville de Sfax, en Tunisie. En réaction, la Première ministre Giorgia Meloni a promis dimanche que son gouvernement procéderait à un nouveau tour de vis, notamment en allongeant la durée maximale de détention des immigrés illégaux de 135 jours à 18 mois. La période maximale de détention était de 18 mois en Italie de 2011 à 2014, puis elle avait été réduite par le gouvernement de gauche dirigé par Matteo Renzi.
« Cela signifie - et j'envoie ce message très clair à toute l'Afrique - que si vous vous en remettez à des trafiquants pour violer la législation italienne, quand vous arrivez en Italie vous devez savoir que vous serez arrêtés et ensuite rapatriés », a-t-elle affirmé lors d'un entretien télévisé.
 
Des centres de rétention
 
Poursuivant, Giorgia Meloni a déclaré que le ministère de la Défense serait aussi chargé de mettre en place de nouveaux centres de rétention dès que possible. Les migrants qui selon Rome devraient être expulsés sont envoyés dans des centres de rétention pour étrangers en situation irrégulière, au nombre de neuf dans la péninsule, notamment à Bari (sud), Rome (centre) et Milan (nord). Selon l'autorité italienne de contrôle des prisons, les migrants ont passé en moyenne 40 jours dans ces centres en 2022. Fin 2022, le gouvernement a alloué 42,5 millions d'euros pour de nouveaux centres de rétention, et le ministère de la Défense est censé reconvertir des sites déjà existants dans des zones peu peuplées. Plus de 127 000 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l'année, contre 66 200 en 2022, selon le ministère de l'Intérieur. Le gouvernement italien prépare de nouvelles mesures pour lutter contre les arrivées de migrants sur son sol. Les autorités souhaitent notamment allonger la durée maximale de détention des exilés à 18 mois et créer davantage de centres de rétention.
 
M. CISS
 
 
 
 
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