MENACES SUR LA SÉCURITÉ DES RESSORTISSANTS GUINÉENS : Mbaye Dione alerte le ministre de l’Intérieur et le ministre des Affaires étrangères




 
Des Sénégalais sont en train de s’organiser, si l’on en croit le député Mbaye Dione, pour s’attaquer aux ressortissants guinéens ce 15 juillet. Ceux sont des gens qui se réclament du parti nationaliste de Tahirou Sarr qui sonnent la mobilisation à travers les réseaux sociaux. C’est pourquoi le maire de Ngoudiane lance une alerte au ministre de l’Intérieur et celui en charge des Affaires étrangères, sur des menaces d’expulsion à l’endroit des ressortissants guinéens au Sénégal.
 
 
Le député-maire de Ngoudiane et leader de l’Afp a adressé une lettre aux ministres Mouhamadou Makhtar Cissé et Cheikh Niang, en charge respectivement de la Sécurité publique et des Affaires étrangères, pour porter à leur attention les menaces graves d’expulsion et de vandalisme à l’endroit du peuple guinéen vivant au Sénégal et susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale et aux relations de bon voisinage entre le Sénégal et la République de Guinée.
En effet, souligne Mbaye Dione, depuis quelques jours, « des vidéos d’un particulier sénégalais circule dans les réseaux sociaux et procède à des menaces d’intimidations et de tentatives d’expulsion à l’encontre de ressortissants guinéens résidant et exerçant dans notre pays ».  Selon M. Dione, ce dernier menace de s’attaquer aux commerces guinéens. « En effet, des militants qui se réclament nationalistes et fervents soutiens du Parti au titre éponyme, ont pris d'assaut les réseaux sociaux avec pour mot d'ordre de s'attaquer à la communauté peulh de nationalité guinéenne. Ils ont retenu la date du 15 juillet 2026, pour, disent-ils, "nettoyer" l'espace public de nos compatriotes africains originaires de la République sœur qu’est la Guinée-Conakry », renseigne le député, qui dit condamner fermement ces agissements qui relèvent d’une haine injustifiée. Mbaye Dione de rappeler que le Sénégal et la Guinée sont liés par des accords de libre circulation au sein de la Cedeao et que « toute mesure d’éloignement relève de la seule compétence de l’Etat et doit se faire dans le respect de la loi en toute respect des conventions internationales et sous-régionales. Ces actions font peser un risque réel de troubles à l’ordre public et de représailles. Elles ternissent également l’image de notre pays, terre d’hospitalité ».
Il faudrait sans délai, suggère-t-il, « mobiliser la cybersécurité pour sévir contre ces entrepreneurs de la haine, afin d’éviter à nos hôtes africains le drame que font subir les Sud-Africains aux leurs et qui, à en voir les émules que cela commence à faire en Afrique, risque de s'ériger en cas d'école ».
Nd. Kh. D. F 
 
 
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