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MENACES DE BLOQUER LA LFR 2026 ET LA LFI 2027 : La sortie de Sonko fait chuter les obligations souveraines du Sénégal




 
 
 
 
 
Au lendemain de la menace du président de Pastef de bloquer la Lfr 2026 er la Lfi 2027, toutes les obligations du Sénégal libellées en euros et en dollars ont perdu plus d'un centime, frappant particulièrement les titres à long terme. Ainsi, l’obligation à échéance 2037 a chuté de 2,166 centimes pour s'établir à 48,931 centimes d'euro (ou environ 48,93 cents).
 
 
 
 
 
 
 
La sortie fracassante du président de Pastef et non moins président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a négativement impacté les obligations souveraines du Sénégal. En effet, les obligations en dollars du Sénégal ont subi leur plus forte baisse depuis début septembre après que le chef de la majorité parlementaire a menacé de bloquer la Loi de finances rectificative 2026 (Lfr) et la Loi de finances initiale 2027. Selon l’agence Bloomberg, toutes les obligations libellées en euros et en dollars ont perdu plus d'un centime, frappant particulièrement les titres à long terme. Ainsi, l’obligation à échéance 2037 a chuté de 2,166 centimes pour s'établir à 48,931 centimes d'euro (ou environ 48,93 cents). L'obligation à échéance 2031 a baissé de 0,7 centime par dollar pour s'établir à 71,77 centimes (parfois rapportée autour de 71,36 cents selon les plateformes de marché). L'obligation à échéance 2028 (en euros) a reculé de 0,65 centime d'euro pour s'établir à 79 centimes.
Même si le souhait du président de Pastef, en initiant ce bras de fer avec l’exécutif, est de protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais et garantir la viabilité de la dette sans recourir à une restructuration, et d’encadrer les crédits spéciaux ; cette démarche risque de créer une impasse si le gouvernement refuse d'accéder aux exigences du président de l’Assemblée nationale en révisant la Lfr 2026 et la Lfi 2027. Un blocage qui risque, d’une part, de retarder la mise en œuvre des politiques publiques et d’autre part, de retarder la signature d’un nouveau programme avec le Fmi ; en plus de compromettre les efforts consentis dans le reprofilage ou la restructuration de la dette. En tout état de cause, Ousmane Sonko, lors de sa conférence de presse, avait accusé l’exécutif d’être responsable de tout blocage pour son manque de sens et de sagesse.
Revenant sur son désaccord avec le gouvernement, Ousmane Sonko s’était foncièrement opposé à ce qu’il qualifie de « suivisme » de l’exécutif aux désidératas du Fmi. « Le Sénégal n'avait pas besoin d'être le premier cobaye de cette nouvelle initiative du G20. C'est même inquiétant, pour un pays qui a simplement des problèmes de trésorerie. Le Sénégal n'avait pas besoin de recourir au Cadre commun du G20 pour une simple opération de reprofilage de la dette publique du pays », avait fustigé l’ancien Premier ministre qui avait aussi dénoncé la baisse drastique des budgets de plusieurs ministères à vocation sociale dont le ministère de l’éducation nationale, le ministère de la Femme et des Solidarités, etc. En plus, il avait déploré les coupes budgétaires prévues dans les dépenses d'investissement (notamment 555 milliards de francs Cfa) et la réduction des subventions. Ce qui lui fait dire que le budget n'est ni un budget d'investissement, ni un budget social, mais un budget d'économie pour payer la dette qui a été cachée aux Sénégalais et empruntée de manière illégale sans la validation de l’Assemblée nationale.
 
M. CISS
 
 

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