À la veille du duel amical face au Pérou au Stade de France, Pape Guèye s’est voulu à la fois apaisé et déterminé. Entre concentration sur les objectifs sportifs, réaction mesurée à la polémique autour de la Can et émotion de jouer en terre parisienne, le milieu des Lions se projette déjà vers une soirée qu’il espère victorieuse et festive.
À la veille du match amical face au Pérou au Stade de France, Pape Guèye s’est exprimé sans détour. Entre confiance collective, déception après la décision de la Caf et rêve de jouer en région parisienne, le milieu sénégalais livre un discours lucide, tourné vers l’avenir.
Retour en sélection : « mon état d’âme est positif »
À quelques heures de retrouver l’équipe du Pérou de football, Pape Guèye affiche un visage serein. Le milieu de terrain insiste avant tout sur le plaisir de retrouver ses coéquipiers en sélection.
« Mon état d’âme est positif. Déjà, c’est de tous se retrouver, on est content, le groupe vit bien », explique-t-il.
Dans une ambiance qu’il juge saine, les Lions entendent bien profiter de ce rassemblement pour préparer au mieux les échéances à venir, notamment en vue de la prochaine Coupe du monde. « On va bien préparer ces deux matchs importants », ajoute-t-il.
Le retrait du titre continental: « c’est de la déception envers cette décision »
Difficile cependant d’éviter le sujet brûlant du moment : la décision controversée de la Confédération africaine de football concernant la finale de la Can.
Comme beaucoup de Sénégalais, le joueur ne cache pas son ressenti : « c’est de la déception envers cette décision. »
Sans s’étendre davantage, il préfère temporiser et faire confiance aux instances compétentes : « il y a des personnes qui vont travailler sur ce dossier, donc on va attendre tranquillement et on verra les décisions. »
Il confirme d’ailleurs que le recours devant le Tribunal arbitral du sport est en cours : « de ce que j’ai pu comprendre, oui, c’est en train de se faire. »
Après la polémique de la Can : « on est concentré sur nos objectifs »
Malgré cette actualité agitée, le groupe sénégalais reste focalisé sur l’essentiel : le terrain.
« On n’en a pas forcément parlé, on est concentré sur nos objectifs », souligne-t-il.
Entre les matchs amicaux et les échéances futures, l’heure est à la préparation et à la cohésion, loin des polémiques. « On a des matchs importants à préparer », insiste-t-il.
« Jouer au Stade de France, c’est un rêve »
Cette rencontre revêt une dimension particulière pour Pape Guèye. Né en région parisienne, il mesure la portée symbolique de ce rendez-vous. « C’est un plaisir, c’est une fierté. Moi, en tant que Parisien, j’habite à 30 minutes du Stade de France », confie-t-il.
Évoluer dans cette enceinte mythique représente l’aboutissement d’un rêve : « c’est un rêve que j’avais en tête, qui va se réaliser, j’espère, avec une victoire. »
Saison aboutie avec Villarreal: « c’est le travail et la maturité »
Auteur d’une saison aboutie avec Villarreal CF, le milieu de terrain explique sa progression par plusieurs facteurs. « C’est le travail. C’est un mélange de tout. C’est l’âge aussi », analyse-t-il.
Plus expérimenté, il dit aujourd’hui mieux se connaître : « je suis un peu plus mature. Je connais de mieux en mieux mon corps. »
La confiance accordée par ses entraîneurs joue également un rôle clé, que ce soit en club ou en sélection. Mais il reste lucide : « il faut continuer à travailler, puisque le foot, ça va vite dans les deux sens. »
« Le Ballon d’Or africain ? Je ne sais pas (sourire) »
Interrogé sur ses ambitions personnelles, notamment une éventuelle conquête du Ballon d’Or africain, Pape Guèye préfère rester mesuré : « Je ne sais pas. »
Une réponse sobre, à l’image de son discours global, tourné avant tout vers le collectif.
Aux supporters : « on vous attend nombreux au Stade de France »
Enfin, le Lion lance un appel fort aux supporters, en particulier à la diaspora sénégalaise de Paris. « Il faut venir nombreux. On va fêter ce titre, parce que depuis, on n’avait pas vu nos supporters », souligne-t-il.
Dans une ambiance qu’il espère festive, il conclut avec enthousiasme : « ça va être une belle fête, si Dieu le veut. Et avec une bonne victoire. »
Avant de terminer avec une touche d’humour lorsqu’on lui demande s’il faut ramener les serviettes : « ça, c’est vraiment à vous de demander. »