À l’occasion du lancement au Sénégal de la campagne «Building Resilience», la Première dame, Marie Khone Faye, a plaidé pour une meilleure protection des femmes et des filles face aux crises climatiques, aux conflits et aux inégalités sociales. De l’éducation à l’autonomisation économique, en passant par le numérique et la coopération entre pays africains, elle a décliné les grandes lignes de son engagement, avec une conviction : les femmes doivent être au cœur des solutions pour construire l’Afrique de demain.
De la banlieue dakaroise aux territoires frappés par la sécheresse, des côtes menacées par l’érosion aux régions éprouvées par les conflits, les femmes africaines sont souvent en première ligne face aux crises. C’est la conviction de Marie Khone Faye, Première dame du Sénégal. Elle assure que ces dernieres protègent leurs familles, tentent de préserver leurs revenus et continuent de faire vivre l’économie locale, parfois avec des moyens limités. Toute une réalité que Marie Khone Faye a placée au cœur de son intervention devant les Premières dames d’Afrique réunies au Sénégal autour de la campagne «Building Resilience».
Madame Faye estime qu’aucun projet de développement durable ne peut aboutir sans une participation pleine et entière des femmes à la vie économique, sociale et politique. «L’Afrique ne bâtira rien de durable sans les femmes et les filles», a-t-elle affirmé.
Les femmes, premières victimes des crises climatiques
La Première dame de se désoler : lorsque les crises s’aggravent, les revenus des femmes diminuent, les filles risquent de quitter l’école et les violences peuvent augmenter. « Répondre à l’urgence est notre devoir. Donner à chaque femme les moyens de se relever et de bâtir l’avenir est notre responsabilité », a souligné Marie Khone Faye.
L’éducation des filles, un investissement pour l’avenir
Dans son intervention, la Première dame a présenté deux axes majeurs de son engagement : l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes. Sur le premier volet, elle défend une ambition claire : permettre à chaque fille d’accéder à l’école, d’y rester, d’y réussir et de poursuivre ses études aussi loin que ses capacités et ses aspirations le lui permettent. « Une fille instruite devient une femme autonome et une femme autonome garde ses filles à l’école », a-t-elle déclaré, mettant en évidence le cercle vertueux entre éducation, indépendance économique et transmission aux générations futures.
Autonomiser les femmes pour mieux affronter les crises
Le second axe de l’engagement de Marie Khone Faye concerne celles qui font vivre l’économie locale, notamment les femmes qui transforment les produits agricoles, commercialisent les ressources du terroir et contribuent à la prise en charge de leurs familles. «Une récolte transformée se conserve quand la saison est mauvaise. Un revenu diversifié protège le foyer quand la pluie fait défaut », a-t-elle expliqué, soulignant le lien entre transformation locale, diversification des revenus et résilience des ménages. Selon elle, en transformant les produits agricoles et en créant de la valeur ajoutée, les femmes contribuent à limiter les pertes après les récoltes, à diversifier leurs sources de revenus et à réduire leur dépendance aux aléas climatiques. Leur activité devient ainsi un levier concret d’adaptation aux changements environnementaux.
Nd. Kh. D. F