Diomaye n’en a cure du vote de la modifiation de l’article L29 et l’abrogation de l’article L30 par les députés avant-hier. il tient plus que jamais à ses Avant-projets de loi qu’il a proposés. Le président de la République a aussi insisté sur les vertus du dialogue qu’il considère comme un ‘’levier fondamental de la démocratie, à la fois outil de régulation et facteur d’efficacité des politiques publiques’’.
En ouvrant sa communication, le président de la République a réaffirmé la place centrale du dialogue dans la conduite des réformes. S’appuyant sur les recommandations issues des concertations nationales de 2024 et 2025 sur la justice et le système politique, il a décidé d’en «renforcer le caractère inclusif». Dans cet esprit, les projets de textes correspondants ont été partagés avec les citoyens, à l’approche du 28 mai, Journée du dialogue national. Une démarche qui vise à associer davantage les Sénégalais à l’élaboration des réformes institutionnelles. Le chef de l’État considère le dialogue comme «un levier fondamental de la démocratie, à la fois outil de régulation et facteur d’efficacité des politiques publiques», fait savoir le communiqué du conseil des ministres. Les textes en préparation ambitionnent ainsi de moderniser la gouvernance, de renforcer l’indépendance et le fonctionnement de la justice, et de consolider le système électoral.
Une diplomatie tournée vers les résultats économiques
Autre temps fort du Conseil, l’ancrage d’une diplomatie économique plus offensive. Revenant sur la 7e Conférence des ambassadeurs et consuls du Sénégal, tenue le 18 avril 2026, le chef de l’État a décliné une nouvelle orientation de la politique étrangère. Celle-ci repose sur trois axes majeurs : « renforcer l’attractivité du Sénégal, mobiliser des financements extérieurs avantageux et développer des partenariats stratégiques. Une approche pragmatique, directement arrimée à la vision « Sénégal 2050 ».
Le président a demandé aux ministres concernés « de proposer, avant fin juin 2026, une nouvelle stratégie de coopération internationale ». Il a également chargé Ousmane Sonko « de renforcer les moyens du dispositif diplomatique afin d’en faire un outil performant de promotion économique ». La prise en charge de la diaspora figure aussi parmi les priorités, avec un accent mis sur l’amélioration des services administratifs et l’accompagnement des initiatives économiques des Sénégalais de l’extérieur.
Kolda, symbole de l’équité territoriale
Le Conseil des ministres a également permis de faire le point sur la tournée économique du chef de l’État dans la région de Kolda, du 23 au 25 avril 2026. Le Président a salué l’accueil des populations et réaffirmé l’ambition de faire de cette région un pôle agricole et industriel. Il a insisté sur « le développement des filières cotonnière et arachidière, ainsi que sur l’intensification des aménagements hydroagricoles dans le bassin de l’Anambé », lit-on dans le communiqué dudit conseil. «La réhabilitation de l’aéroport de Kolda, le désenclavement routier, le renforcement des infrastructures scolaires et sanitaires ainsi que la protection de l’environnement» figurent parmi les priorités assignées au gouvernement qui tiennent à cœur le chef de l’Etat qui avait décrété la fin des injustices de politiques de développement territorial.
Entre spiritualité et mémoire nationale
Par ailleurs, Diomaye a insisté sur l’importance de la valorisation de l’histoire nationale. Il a demandé «l’accélération de la publication des ouvrages sur l’Histoire générale du Sénégal et leur intégration dans les programmes éducatifs, afin de renforcer la conscience historique des jeunes générations».
Fatou DIOP