Les réactions au décès d’une jeune fille à l’hôpital de Pikine en exergue



Dakar, 18 oct (APS) – Les réactions sur les circonstances du décès, lundi à l’hôpital de Pikine (banlieue dakaroise), d’Aïcha Diallo, une fillette de 12 ans, constituent l’un des sujets phares traité par les quotidiens reçus mercredi à l’APS.
 
"Les derniers moments d’Aïcha Diallo racontés par sa mère’’, titre Vox Populi à l’origine de la révélation de cette affaire. ‘’L’hôpital dément toute négligence, la famille persiste’’, ajoute le journal.
 
‘’La direction de l’hôpital de Pikine a tenté d’apporter des démentis sur les circonstances du décès d’Aïcha Diallo en réfutant le défaut de prise en charge. Mais du côté des parents de la petite fille de 12 ans, ils sont convaincus qu’elle est morte à cause de négligence des médecins’’, écrit encore Vox Populi.
 
‘’Drame à l’hôpital de Pikine : La maman de la défunte déroule le film de l’horreur’’, affiche en une WalfQuotidien. Selon le journal, ‘’vingt-quatre heures après le drame, les langues se délient pour accuser l’hôpital de Pikine. Lequel dit s’être conformée à la réglementation’’.
 
Le quotidien du Groupe Walfadjri a saisi l’occasion pour s’intéresser à la prise en charge des malades aux urgences dans certains hôpitaux de Dakar qui selon lui, ‘’laisse à désirer’’.
 
Enquête s’intéresse également à cette affaire, en titrant en une : ‘’Faty Kaba (mère de la petite Aïcha Diallo : Confessions d’une maman anéantie’’. ‘’Ils ont voulu m’humilier en passant par ma fille’’, dénonce Faty Kaba, tandis que le chef des urgences de l’hôpital de Pikine, Ababacar Diop, soutient que ‘’ l’enfant est décédé à cause d’un choc septique’’.
 
‘’A vouloir lister les mésaventures que les Sénégalais ont vécues dans les structures hospitalières, on en viderait son encrier sans faire la moitié du chemin. A l’hôpital de Pikine comme ailleurs, les malades sont plus dans le couloir de la mort qu’à la porte de la délivrance’’, déplore Enquête qui titre : ‘’Service d’accueil dans les hôpitaux. Le royaume de l’indifférence’’.

‘’Mort par négligence d’Aïcha Diallo à l’hôpital de Pikine : Indignation générale’’, écrit en manchette l’As.
 
‘’Si la thèse de la non-assistance en personne en danger est soutenue pour expliquer la mort de la petite Aïcha Diallo par sa mère à l’hôpital de Pikine, le directeur de l’établissement et le chef de service des urgences battent en brèche ces accusations. Selon le médecin traitant, la gamine a été prise en charge et suivie sans bourse délier’’, informe le journal.
 
Il indique que ‘’devant ces deux versions, le ministre de la Santé a décidé d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités’’. 
 
‘’ (…) pendant que nous débattons d’un 3ème mandat de notre président, des jeunes filles de 12 ans peuvent décéder d’une hémorragie parce que leurs parents n’avaient pas pu débourser 200.000 francs pour avoir droit à l’opération salvatrice’’, s’indigne L’As dans un billet intitulé : Dites 2024’’.
 
‘’Réactions au décès d’Aïcha Diallo à l’hôpital de Pikine. Médecins après la mort !’’, s’exclame Le Quotidien en manchette, soulignant que ‘’le décès d’Aïcha Diallo, âgée de 12 ans, dans des conditions obscures, continue de semer l’émoi chez les populations’’.
 
Selon le journal, ‘’si la direction de l’hôpital a nié en bloc toute négligence, le ministre de la Santé a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tirer cette affaire au clair’’.
 
‘’La morte de Pikine n’est ni la première ni la dernière. La situation ne changera pas malgré toutes les enquêtes annoncées. Les malades ne seront bien soignés dans nos hôpitaux que le jour où nos dirigeants et leurs familles cesseront de se rendre en Europe ou en Amérique pour des soins, et feront la queue devant nos structures. Comme des citoyens ordinaires’’, affirme le Quotidien dans son billet surmonté du titre : ‘’Malades ordinaires’’.
 
De son côté, le Soleil met en exergue la campagne agricole 2017-2018 dans la vallée du fleuve Sénégal et titre : ‘’4, 5 milliards de FCFA pour les cultures irriguées’’.
ASB/ASG
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